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Le roi des Belges Albert II a nommé lundi soir le socialiste francophone Elio Di Rupo Premier ministre ainsi que les membres de son gouvernement. Il a ainsi mis fin à la plus longue crise politique de l'histoire du royaume, 540 jours après les législatives.

M. Di Rupo, 60 ans est le premier francophone à diriger un gouvernement en Belgique depuis plus de 30 ans. Il succède au démocrate-chrétien flamand Yves Leterme. La prestation de serment du nouveau chef du gouvernement, de ses douze ministres et six secrétaires d'Etat aura lieu mardi à 15h00, précise le Palais royal dans un communiqué.

Sans les indépendantistes

La coalition qu'a finalement réussi à rassembler M. Di Rupo compte six partis - socialistes, libéraux et démocrates-chrétiens, tant flamands que francophones - mais exclut le grand vainqueur des élections en Flandre, la formation indépendantiste N-VA de Bart De Wever, qui a déjà promis une opposition féroce au nouveau Premier ministre.

Le libéral francophone Didier Reynders, 53 ans, quitte les Finances, un poste qu'il occupait depuis 1999 et qui a établi sa notoriété internationale, pour les Affaires étrangères et européennes.

Il échange ses fonctions avec le Flamand Steven Vanackere, 47 ans, qui aura la lourde charge d'améliorer la situation financière du royaume en pleine crise de la dette. L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé le 25 novembre d'un cran la note de la Belgique, ramenée de "AA+" à "AA".

Le gouvernement sortant d'Yves Leterme était chargé d'expédier les "affaires courantes" depuis sa chute en avril 2010. Il aura fallu plus de 18 mois, après les législatives du 13 juin 2010 pour former un nouveau gouvernement, les négociations ayant longtemps buté sur les divergences entre les partis flamands et francophones, au point que la question même de l'éclatement du pays a été posée.

ATS