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Avec Stephan Lichtsteiner et Gelson Fernandes, il est l'un des trois héros de Durban présent à Togliatti. Benjamin Huggel n'a pas oublié ce 16 juin 2010, le jour où la Suisse a battu l'Espagne 1-0.

"Bien sûr, cette victoire est l'une des plus belles de ma carrière, sourit l'ancien demi du FC Bâle et de l'Eintracht Francfort, aujourd'hui consultant à la SRF. Je me souviens surtout que nous n'avions pas cessé de courir derrière le ballon. L'Espagne était tellement forte." Au point de parfaitement digérer cet échec pour devenir moins d'un mois plus tard la première équipe de l'histoire à remporter la Coupe du monde après avoir perdu son premier match du tournoi.

"A aucun moment durant le match, je n'ai pensé que nous pouvions gagner. C'était déjà un miracle d'arriver à la pause avec ce score de 0-0. Après, nous avons eu le bonheur de marquer sur notre première et seule occasion du match. Blaise Nkufo dévie un ballon de la tête, Eren Derdiyok perce et Gelson Fernandes suit bien. Après, je ne sais toujours pas comme nous avons fait pour tenir. L'Espagne a fait rentrer Fernando Torres, Jesus Navas et Pedro pour répondre au but de Gelson. Cela arrivait de tous les côtés..."

Incapable de "capitaliser"

On le sait, la Suisse n'a pas pu "capitaliser" sur cette victoire historique. Le 21 juin, elle s'inclinait 1-0 à Port Elizabeth devant le Chili de Marcelo Bielsa lors d'une rencontre marquée par l'expulsion de Valon Behrami, qui n'avait pas joué contre l'Espagne, à la 31e minute avant de partager l'enjeu (0-0) à Bloemfontein quatre jours plus tard devant le Honduras au terme d'une partie d'une tristesse infinie.

"Ce match contre le Honduras me laisse bien des regrets, avoue Benjamin Huggel. Avec une victoire, nous étions qualifiés. Seulement, l'équipe en 2010 n'avait pas beaucoup d'armes sur le plan offensif."

On souvient qu'Alex Frei s'était blessé à la cheville à l'entraînement le jour de l'envol vers l'Afrique du Sud. Ménagé contre l'Espagne, le recordman des buts marqués en équipe de Suisse (42) avait traversé cette Coupe du monde 2010 comme une âme en peine. Quant à Xherdan Shaqiri, il n'avait que 18 ans et son temps de jeu en Afrique du Sud s'était limité à moins d'un quart d'heure avec son introduction contre le Honduras à la 78e minute pour... Benjamin Huggel.

Gelson Fernandes le garant

Huit ans et un jour après l'exploit de Durban, la Suisse entamera à Rostov-sur-le-Don à nouveau la Coupe du monde contre l'un des grands favoris du tournoi, le Brésil en l'occurrence. Pour Benjamin Huggel, la Suisse peut à nouveau marquer les esprits comme en 2010.

"Cette équipe de Suisse est désormais habituée à ne pas perdre, lâche-t-il. Elle démontre depuis un certain temps ses qualités sur le terrain. On sent également qu'elle est animée d'un état d'esprit remarquable. Je suis malheureux d'entendre dire qu'un joueur comme Gelson Fernandes n'a rien à faire dans ce groupe. Tenir de tels propos est complètement absurde. Gelson est, pour moi, l'un des grands garants de cet état d'esprit. Au même titre que Vladimir Petkovic. Le "Mister" fait un superbe travail. Je l'ai senti fort "prudent" lors de ses premiers mois à la tête de la sélection. Mais, il a ensuite trouvé son groupe et son système de jeu pour réaliser un parcours remarquable." Et, pourquoi pas, pour regarder le Brésil les yeux dans les yeux dimanche !

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ATS