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La police a interrogé jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour la seconde fois de la semaine. L'enquête porte sur des présents qu'il aurait acceptés de la part d'hommes d'affaires, en infraction avec son statut (archives).

KEYSTONE/AP AFP Pool/GALI TIBBON

(sda-ats)

La police a interrogé jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour la seconde fois de la semaine. L'enquête porte sur des présents qu'il aurait acceptés de la part d'hommes d'affaires, en infraction avec son statut.

La police n'a donné aucune information à l'issue de cette entrevue qui a duré cinq heures et s'est tenu, comme lundi, à la résidence officielle du chef du gouvernement, à Jérusalem.

Ces interrogatoires ont été autorisés par l'avocat général Avichai Mandelblit, à la suite d'une enquête préliminaire montrant qu'il y avait assez d'éléments pour ouvrir une enquête pénale. Il n'a pas fourni de détails.

Benjamin Netanyahu a démenti, par l'intermédiaire de ses services, avoir commis la moindre infraction et a prévenu ses opposants qu'il ne fallait pas s'attendre à sa chute. "Il ne se passera rien parce qu'il n'y a rien", a-t-il dit à la Knesset.

Selon la presse israélienne, l'enquête porte sur des cadeaux représentant "des centaines de milliers de shekels" offerts au Premier ministre par deux hommes d'affaires, un Israélien et un étranger.

Autre dossier

M. Netanyahu a également été interrogé sur un autre dossier, a indiqué la police, ajoutant qu'une autre personne avait été interrogée ces derniers jours. Le bureau de M. Netanyahu n'a pas souhaité faire de commentaires.

Les médias avaient également fait état d'un deuxième dossier ouvert sur des soupçons plus graves de corruption, mais sans donner plus de détails. Ces investigations ont soulevé des interrogations sur la possibilité que M. Netanyahu, sans rival apparent sur la scène politique, puisse être inculpé et poussé à la démission.

Benjamin Netanyahu, 67 ans, est à la tête du gouvernement depuis 2009, après un premier mandat entre 1996 et 1999. Il a dépassé les dix ans de pouvoir au total et pourrait battre le record de longévité de l'historique David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël, si l'actuelle législature allait à son terme en novembre 2019.

Il n'est pas le premier chef du gouvernement israélien à être interrogé dans une affaire pénale.

Main lourde

La justice israélienne peut avoir la main lourde contre les plus hauts dirigeants. Ehud Olmert, au pouvoir entre 2006 et 2009, purge une peine de dix-huit mois de prison pour abus de confiance et corruption dans une affaire remontant à 2014. En 2003 et 2004, Ariel Sharon avait été interrogé sur des soupçons de corruption et de pots-de-vin l'impliquant lui et ses deux fils.

Quand un Premier ministre est inculpé, il n'est tenu de démissionner qu'une fois épuisés tous les recours contre son inculpation, a indiqué à l'AFP l'expert Ofer Kenig, de l'Israel Democracy Institute.

La loi permet cependant au Parlement d'engager une procédure spéciale contre le Premier ministre après l'inculpation et avant l'épuisement des recours si le chef du gouvernement est mis en cause pour turpitude morale, a-t-il dit.

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ATS