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Le gouvernement allemand s'est abstenu lundi de critiquer la procédure lancée par la Suisse contre trois inspecteurs allemands du fisc. Selon Berlin, cette procédure ne devrait pas affecter l'accord fiscal en cours de négociation. Une position qui n'est pas partagée par l'opposition.

Le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert a renvoyé la procédure helvétique à "des situations juridiques différentes" entre la Suisse et l'Allemagne, illustrant selon lui l'utilité d'un accord germano-suisse. A ses yeux, cet accord apportera plus de clarté et de sécurité juridique. Il s'agit "d'une solution satisfaisante à long terme", a-t-il résumé.

Trois inspecteurs du fisc de Rhénanie du Nord-Westphalie sont sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré le 20 mars par la Suisse pour espionnage économique. Berne les soupçonne d'avoir participé à la transaction qui a vu ce Land acheter en janvier 2010 un CD volé contenant les noms de clients allemands du Credit Suisse. La Suisse a aussi envoyé une demande d'entraide judiciaire à l'Allemagne.

"Le risque d'échec s'est accru"

La chancelière Angela Merkel se voulait elle aussi rassurante. Elle a affirmé ne pas craindre de détérioration des relations avec la Suisse et n'a aucunement remis en question l'accord fiscal avec Berne.

Le ton était bien plus menaçant du côté de l'opposition de gauche. "Le climat pour de nouvelles négociations devrait se détériorer durablement", a dit Joachim Poss, le chef du groupe parlementaire social-démocrate (SPD). "Dans tous les cas, le risque d'échec s'est accru", a-t-il déclaré au quotidien allemand "Saarbrücker Zeitung".

Même son de cloche auprès du ministre des Finances du Bade-Wurtemberg, Nils Schmid. Cette procédure est "un mauvais signal. Elle ne va pas contribuer à ce qu'un accord fiscal entre l'Allemagne et la Suisse aboutisse", a-t-il indiqué au quotidien "Die Welt".

ATS