Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Suite aux violences en marge du sommet du G20 à Hambourg, 51 suspects sont actuellement en détention provisoire (archives).

Keystone/AP dpa/DANIEL BOCKWOLDT

(sda-ats)

Après les violences en marge du sommet du G20 à Hambourg, le gouvernement allemand a demandé à ses partenaires européens d'accélérer les poursuites à l'encontre des agitateurs. L'appel s'adresse également à la Suisse. A Berne, les autorités se sont déjà mobilisées.

Lors des récents débordements, la police de Hambourg a interpellé cinq Suisses. Cependant, seul un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre d'un Suisse, a indiqué mardi à l'ats une porte-parole du ministère public de Hambourg.

L'homme, un Zurichois de 29 ans, est accusé d'avoir lancé deux bouteilles en verre sur des policiers. Il aurait également donné un coup de poing à un passant qui aurait critiqué ses agissements.

Aucune commission rogatoire d'Allemagne n'était toutefois parvenue mardi matin à l'Office fédéral de la justice (OJF), a affirmé une porte-parole à l'ats. Si la voie administrative entre la Suisse et l'Allemagne est possible, les autorités des deux pays peuvent aussi coopérer sans qu'une commission rogatoire ne soit nécessaire, précise-t-elle.

Berne s'active

En Suisse, les autorités se sont déjà mobilisées. Selon l'édition de mardi du journal alémanique "Blick", la police bernoise a conclu que les graffitis appelant à la contestation du G20, inscrits peu avant la réunion sur le toit de la Reitschule, le centre alternatif de Berne, pouvaient être pénalement répréhensibles.

Concrètement, la police soupçonne une incitation publique à la violence, ce qui constitue un délit. Elle travaille à la rédaction d'un rapport destiné au parquet, a indiqué son porte-parole, confirmant l'information du Blick.

S'il était prouvé que les graffitis sur le toit de la Reitschule contreviennent au droit pénal, une procédure serait ouverte et les responsables identifiés.

Casseurs venus des pays voisins

Ces derniers jours, de violents affrontements et émeutes ont éclaté en marge du G20 à Hambourg. Des casseurs ont incendié des voitures, endommagé et pillé des magasins et jeté des pétards, des pierres et des bouteilles sur des policiers.

En tout, 51 suspects sont actuellement en détention provisoire à Hambourg. Outre les cinq Suisses et de nombreux Allemands, des citoyens français, italiens, espagnols, russes, néerlandais et autrichiens se trouvent parmi eux. La police de Hambourg va mettre sur pied une commission spéciale pour demander des comptes aux autres personnes impliquées.

ATS