Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les vérifications des demandes d'asile vont démarrer cet été et vont concerner jusqu'à 100'000 dossiers (archives).

KEYSTONE/EPA DPA/MICHAEL KAPPELER

(sda-ats)

L'Allemagne a annoncé mercredi vouloir vérifier des dizaines de milliers de titres de séjour accordés à des demandeurs d'asile. La décision survient après qu'un soldat allemand soupçonné de préparer un attentat a réussi à se faire passer pour un réfugié syrien.

Les vérifications vont démarrer cet été. Elles vont concerner jusqu'à 100'000 dossiers déposés ces deux dernières années par des demandeurs d'asile âgés de 18 à 40 ans et originaires d'une dizaine de pays, a indiqué à la presse le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière.

L'opération fait suite à un scandale qui a récemment éclaboussé l'armée allemande concernant un officier de la Bundeswehr, Franco Albrecht, soupçonné de préparer avec des complices des attentats contre des personnalités de gauche ou des étrangers. L'officier s'était fait passer pendant plusieurs mois pour un réfugié syrien alors qu'il ne parlait pas arabe.

Selon l'enquête, ce dernier entendait faire ensuite porter le chapeau aux migrants en laissant des indices sur sa fausse identité. L'Office fédéral pour les migrants et les réfugiés (Bamf), chargé d'auditionner les requérants et de statuer sur leur demande, n'y a vu que du feu et a même octroyé un titre de séjour d'un an au militaire de 28 ans ainsi qu'une allocation mensuelle de 409 euros.

Fausse identité

Franco Albrecht, qui parlait un peu le français, s'était de surcroît présenté sous l'identité de David Benjamin et prétendait appartenir à une minorité française de Syrie. Cette rocambolesque affaire a ravivé des questions embarrassantes sur la gestion de plus d'un million de dossiers de demandes d'asile depuis l'afflux de 2015/2016.

Berlin avait alors promis de scruter avec sévérité les dossiers face aux fraudeurs et à la menace djihadiste. "C'est fâcheux et ça doit avoir des conséquences", a insisté le ministre de l'Intérieur, tout en assurant que le cas de l'officier n'avait pas d'équivalent.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS