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Berne - Bernard Rappaz a regagné sa ferme de Saxon (VS), où il purgera provisoirement sa peine. Le chanvrier valaisan y a été transféré de l'hôpital de l'Ile à Berne dans la nuit de mercredi à jeudi. "Je suis content d'être de retour chez moi", a-t-il déclaré à l'ATS.
"Il est arrivé cette nuit", a dit jeudi à l'ATS Boris Ryser, un proche de Bernard Rappaz. L'homme qui habite dans la même maison que le prisonnier confirmait une information de la Radio suisse romande (RSR). Deux agents de sécurité ont été placés autour de la ferme pour surveiller le détenu 24 heures sur 24.
"Toute la propriété est clôturée. La surveillance est très effective. On est en prison", a ajouté Boris Ryser.
"Bon pour le moral"
"C'est bon pour pour le moral d'avoir accès à l'air pur", a confié Bernard Rappaz, manifestement soulagé. Même si sa ferme est devenue maintenant une prison et son appartement une cellule, a-t-il relevé. Depuis son retour, sa principale occupation consiste à répondre au téléphone, notamment aux journalistes.
Le chanvrier organisait aussi sa première visite, qui sera consacrée entièrement à sa fille. Quant à son premier menu à domicile, il était fait de salade, de lentilles, de pommes de terre, de fromage et de jambon.
Le chanvrier, qui se réalimente depuis 9 jours, a repris 4 kilos sur les 30 qu'il avait perdus dans sa grève de la faim. "Pour le moment, je mange peu, car je suis en phase de réalimentation", a-t-il expliqué. Il fatigue vite et doit ménager ses forces. M.Rappaz va aussi appeler son médecin pour procéder à des analyses.
Détention à domicile
La conseillère d'Etat Esther Waeber-Kalbermatten a ordonné la semaine dernière la détention à domicile provisoire de Bernard Rappaz, dans l'attente du jugement du Tribunal fédéral (TF). Elle craignait pour la santé du chanvrier, qui menait une grève de la faim depuis une centaine de jours non consécutifs. Les médecins de l'hôpital de l'Ile s'opposaient à une alimentation forcée.
Chez lui, Bernard Rappaz sera soumis au même régime qu'en prison. Il sera surveillé 24 heures sur 24, aura droit à une promenade quotidienne d'une heure dans un périmètre restreint et ses visites seront limités à ses seuls proches pendant un maximum de 90 minutes hebdomadaires. Il sera accompagné lorsqu'il se rendra chez son médecin.

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ATS