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La station de Sutherland, en Afrique du Sud, bénéficie de 300 nuits claires par année.

H. Fiedler/Uni Berne

(sda-ats)

L'Institut d'astronomie de l'Université de Berne, avec le Centre allemand de contrôle des satellites à Oberpfaffenhofen, a mis en service en Afrique du Sud une station de télescope de surveillance de l'orbite géostationnaire. Son but: détecter les déchets spatiaux.

L'alma mater bernoise dispose déjà depuis plus de vingt ans de deux stations assumant cette tâche, une à Zimmerwald (BE), la "Swiss Optical Ground Station and Geodynamics Observatory", l'autre à Ténériffe (E), avec un télescope de l'Agence spatiale européenne.

La nouvelle station sud-africaine, près de Sutherland, s'intègre dans le réseau SMARTnet (Small Aperture Robotic Telescope Networks), dont la mission principale est de recueillir des données sur les débris spatiaux et assurer une exploitation sûre des satellites. Tout objet dépassant 30 centimètres est détecté et sa trajectoire calculée, a indiqué l'Université de Berne dans un communiqué.

Les informations recueillies ne servent toutefois pas uniquement à éviter des collisions. Elles sont également utilisées pour la recherche en physique: variations de luminosité, changements de trajectoire, observations spectrales par exemple.

En Afrique du Sud, avec 300 nuits claires par année, les conditions d'observation sont optimales. La station, entièrement automatisée, a livré ses premières images le 3 avril. Elle se compose de deux télescopes, deux caméras et plusieurs ordinateurs.

L'infrastructure est fournie par l'Observatoire astronomique sud-africain (SAAO). Afin de compléter le réseau SMARTnet, d'autres stations sont planifiées en Australie et en Amérique du Sud, notamment.

ATS

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