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La Suisse va augmenter sa participation au FMI. Sa quote-part passera de quelque 4,5 milliards de francs à environ 7,5 milliards. Le Conseil des Etats a à son tour adopté jeudi cette réforme. Avec cette hausse, la Suisse entend s'assurer notamment un siège au conseil d'administration de l'institution.

La hausse de la participation financière de la Suisse au FMI résulte de la réforme de l'institution en 2010. Le Fonds monétaire pourra assumer de manière plus efficace sa mission de stabilisation du système monétaire et financier. Ses ressources ordinaires vont doubler, a rappelé Hannes Germann (UDC/SH) pour la commission.

Si la Suisse renonçait à cette contribution supplémentaire, elle rétrograderait à la 29e place derrière la Pologne en comparaison mondiale.

Avec la hausse de sa quote-part, la Confédération s'assure de pouvoir faire entendre sa voix au conseil d'administration du FMI et d'exercer ses droits de vote, a relevé la ministre des finances, Eveline Widmer-Schlumpf. En renforçant le FMI, la Suisse contribue aussi à la stabilisation des pays touchés par l'eurocrise, a-t-elle ajouté.

Pas plus social

Les Verts, mécontents des conditions "brutales" imposées par le FMI aux pays aidés, voulaient que le Conseil fédéral puisse faire changer l'institution internationale vers des encouragements plus sociaux. "Le FMI se préoccupe comme d'une guigne du développement durable", a critiqué Luc Recordon (Verts/VD).

La Chambre a rejeté de justesse cet ajout à l'arrêté fédéral, la voix du président Hans Altherr (PLR/AR) faisant pencher la balance vers le non. La conseillère fédérale a déclaré que le FMI menait déjà des programmes en matière de développement à long terme. Sur l'ensemble, les sénateurs ont accepté la proposition du Conseil fédéral par 26 voix sans opposition et 5 abstentions.

ATS