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Le Russe Andreï Borodine pourra récupérer ses fonds bloqués en Suisse.

KEYSTONE/AP/STR

(sda-ats)

La Suisse a débloqué des millions de francs appartenant au Russe Andreï Borodine, auparavant gelés. La Russie accuse l'ex-banquier de détournement de fonds et d'escroquerie. Mais Berne a rejeté une demande d'entraide judiciaire.

Andreï Borodine est l'ancien patron de la Banque de Moscou. Visé par une enquête pour escroquerie, il a quitté la Russie en 2011 et vit depuis à Londres, où la Grande-Bretagne lui a accordé l'asile.

Dans le cadre d'une procédure d'entraide judiciaire, la Suisse avait bloqué une vingtaine de comptes bancaires détenus par M. Borodine, pour un total de quelque 300 millions de francs, selon des informations du Ministère public de la Confédération (MPC).

Ces fonds sont désormais débloqués, a annoncé mercredi matin la radio alémanique SRF. Cet argent a été libéré dans le courant du printemps, a précisé à la radio le porte-parole du MPC André Marty. Pour les autorités suisses, M. Borodine ne serait pas assuré d'avoir un procès équitable en Russie.

Concrètement, "des principes de base définis dans la Convention européenne des droits de l'homme ne sont pas respectés", a précisé André Marty. La demande d'entraide judiciaire a été jugée "irrecevable" par la Suisse en mai dernier.

Les autorités suisses rappellent toutefois que cette décision ne concerne que le cas Borodine et pas la collaboration judiciaire en général entre la Suisse et la Russie.

Coopération en question

Moscou ne se montre pas non plus prêt à collaborer dans les cas de demande d'entraide. Récemment, le MPC a dû clore une procédure contre une ancienne ministre russe, Elena Skrynnik, proche du président Vladimir Poutine, dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent.

"En raison d'une exécution incomplète de l'entraide judiciaire", la preuve nécessaire à l'établissement des faits reprochés à l'accusée n'a pas pu être apportée et la présomption de culpabilité n'a pas pu être confirmée, indiquait notamment l'ordonnance du MPC. Il estimait toutefois que l'ex-ministre a une "responsabilité civile".

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ATS