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Cinq femmes socialistes ont présenté vendredi un plan pour mettre fin aux violences faites aux femmes.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Les violences faites aux femmes doivent cesser. Les femmes socialistes ont présenté vendredi à Berne un plan en cinq mesures pour répondre au problème. La Confédération est priée d'en faire plus.

"Quand une femme dit non, ça veut dire non. Ce ne veut pas dire peut-être, ni pourquoi pas. Ce n'est pas un défi romantique ou sportif. C'est l'expression de sa volonté", explique la conseillère aux Etats Géraldine Savary (PS/VD). Et sa volonté doit être respectée.

Or, "régulièrement, des actes de violence se produisent parce que quelqu'un est incapable d'accepter un non", poursuit la vice-présidente du PS Suisse. Dernier exemple en date: la violente agression de cinq femmes la semaine dernière à la sortie d'une boîte de nuite genevoise par un groupe d'hommes.

Pour sensibiliser la population à la problématique et tenter de la résoudre, les femmes socialistes proposent un plan en cinq mesures, qui commence par une campagne de prévention à l'échelle nationale. Intitulée sobrement "Non, c'est non", elle serait cofinancée par les pouvoirs publics.

Mieux accompagner les victimes

Soulignant la libération de la parole des femmes à travers le hashtag #metoo sur les réseaux sociaux, Géraldine Savary avance ensuite qu'un réseau d'offres de conseil et de thérapie sur tout le territoire est nécessaire pour mieux orienter les victimes. De même, il faut augmenter le nombre de foyers d'hébergement pour les femmes et améliorer les solutions d'accompagnement.

"Aujourd'hui, il n'y a que 300 lits dans les foyers d'hébergement. Nous partons du principe qu'il en faut au moins 750", précise la conseillère aux Etats.

Institution de monitoring

Les femmes socialistes demandent également la création d'une institution de monitoring. S'il existe des statistiques pour les violences domestiques, ce n'est pas le cas des agressions dans la rue. Un manque à combler pour les initiantes.

La mesure permettrait en outre de surveiller la mise en oeuvre de la Convention d'Istanbul que la Suisse a signée mais pas encore appliquée entièrement, selon les femmes socialistes. Notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre de la politique d'égalité, cinquième revendication des initiantes.

Le désavantage structurel est l'un des critères permettant à la violence de se poursuivre, explique Géraldine Savary. "Comment voulez-vous qu'un adolescent puisse concevoir qu'une fille mérite autant de respect, si sa mère gagne moins que son père et qu'elle n'est pas reconnue pour les tâches ménagères qu'elle effectue?"

Question de sexe

Revenant sur la polémique liée à la nationalité étrangère des agresseurs de Genève, la présidente des Jeunes Suisses socialistes Tamara Funiciello fait remarquer qu'il s'agit avant tout d'une question de sexe. "Dans 93,4% des cas de graves violences domestiques, le coupable est un homme", avance-t-elle, citant une étude de l'Université de Zurich.

"La violence n'a pas de nationalité ni de rang social, mais un sexe", insiste sa collègue de parti Barbara Gysi. Et les initiantes de préciser qu'il ne s'agit pas d'un combat entre hommes et femmes, mais entre ceux, quel que soit leur sexe, qui veulent protéger les femmes et ceux qui veulent leur faire du mal.

"Nous n'avons pas besoin d'un débat idéologique échaudé", conclut la conseillère nationale Marina Carobbio dans une pique aux politiciennes de droite qui ont imputé les agressions à Genève et lors de la Street Parade de Zurich au bagage culturel et religieux de leurs auteurs. "Nous avons besoin de mesures concrètes et durables pour lutter contre les violences faites aux femmes."

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ATS