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La nouvelle convention vise notamment à mieux prévenir les comportements à risques de certains individus (photo symbolique).

Keystone/PATRICK B. KRAEMER

(sda-ats)

Les Etats européens devraient mieux s'épauler pour renforcer à terme la sécurité lors de manifestations sportives, telles que les matchs de football. Alors que la phase finale de l'Euro débute vendredi, le Conseil fédéral a approuvé une convention en ce sens.

Le texte, qui devrait être signé début juillet, remplace celui d'une convention datant de près de 30 ans et jugée "dépassée" par les ministres du Conseil de l'Europe. La convention en vigueur dans 42 pays ne tient pas compte d'évolutions modernes comme l'augmentation du nombre de matchs et de tournois et les possibilités croissantes de déplacement de supporters à l'extérieur ou à l'étranger.

Le document présenté vendredi veut offrir un cadre de "bonne hospitalité" pour les spectateurs réguliers à l'intérieur et aux abords des stades. Il vise aussi à mieux prévenir les comportements à risques de certains individus ou encore à obliger les pays à prévoir la possibilité d'interdire à des supporters à risque de sortir de leurs frontières, a expliqué le Conseil fédéral.

Comité intereuropéen

Le nouveau texte, consulté par l'ats, dit aussi "privilégier une approche commune et intégrée de la sécurité". Les pays européens ratificateurs se rassemblent derrière les "meilleures pratiques" et expériences accumulées sur le plan international. Le texte promeut aussi "un esprit de partenariat" entre toutes les parties prenantes qui interviennent dans les matchs de football et d'autres sports.

Le rôle et les responsabilités de chaque organisme public ou privé doivent être clairement définis et complémentaires, poursuit la convention. Il est également nécessaire de nouer un dialogue entre les organisateurs, les groupes de supporters et la population locale.

Le texte prévoit par ailleurs la création d'un comité chargé de veiller au respect de la convention et d'apporter aide et conseils pour sa mise en oeuvre. Le mécanisme s'inspire du comité mis en place par la convention contre le dopage.

Message d'ici fin 2017

Cette révision de la convention ne change pas les lois en vigueur en Suisse, a également relevé le gouvernement. Les autorités helvétiques, via fedpol, peuvent déjà interdire à un individu dangereux de sortir du pays pour se rendre à un événement sportif à l'étranger.

Le Département fédéral de justice et police devra signer le nouveau texte. Après la ratification, il sera chargé d'élaborer un projet de consultation afin qu'un message soit prêt pour le Parlement d'ici fin 2017.

ATS