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Berset appelle à défendre le multilatéralisme pour un monde durable

Le président de la Confédération Alain Berset a demandé aux entreprises de s0engager davantage dans l'investissement durable.

KEYSTONE/EPA KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

La méfiance dans le multilatéralisme est surtout dangereuse pour "les pays pauvres". Au début du Forum mondial sur l'investissement, le président de la Confédération Alain Berset a appelé lundi à Genève à des politiques ouvertes, durables et non discriminatoires.

"Rien n'est gagné", a-t-il affirmé en ouvrant cette rencontre de milliers de représentants publics, privés et de la société civile prévue jusqu'à vendredi. En 2017, les flux d'investissements étrangers directs ont reculé de 23%.

Alors que les défis ne manquent pas, "nous savons qu'aucun pays seul ne peut les résoudre", a expliqué M. Berset. Il observe une contradiction avec "le repli nationaliste" de certains pays.

Mais "fait réjouissant", l'investissement environnemental s'est largement étendu depuis deux décennies. "Même si les montants restes encore modestes", a également admis M. Berset. Et d'appeler les entreprises à s'engager davantage dans ce sens - malgré des retours plus bas par rapport à d'autres marchés d'investissement - et le secteur public à diminuer les obstacles.

Selon la CNUCED, il manque 2500 milliards de dollars chaque année pour que les pays en développement atteignent les Objectifs du développement durable (ODD) en 2030. Un plan d'action vise à mobiliser des fonds sur les marchés financiers internationaux.

Premier ministre controversé présent

Les pays en développement doivent aussi bénéficier de l'économie mondialisée, selon M. Berset. "C'est notre responsabilité", a-t-il insisté. Il a appelé à un engagement en faveur de "biens communs" mondiaux comme la paix, le développement durable et la protection de l'environnement.

Genève devient le centre de la finance durable. Et la Suisse a lancé un indice de durabilité, a dit M. Berset. Au total, outre lui-même, huit chefs d'Etat et quelques chefs de gouvernement, dont le controversé Premier ministre cambodgien Hun Sen, participent au sommet. M. Berset a également été le premier président de la Confédération à rencontrer un homologue du Botswana, Mokgweetsi Masisi, lors d'une discussion bilatérale.

Parmi les autres participants figurent la présidente de l'Assemblée générale de l'ONU María Fernanda Espinosa Garcés, des dizaines de ministres et des responsables du privé, comme le président de Nestlé Paul Bulcke et le directeur général de Novartis Vasant Narasimhan. Tous doivent réfléchir à des moyens innovants pour étendre l'investissement pour atteindre les ODD.

Outre la Suisse pour l'ouverture, seuls deux ministres occidentaux participent. Pas un problème, selon M. Berset. "Toute cette semaine est destinée aux professionnels, aux spécialistes et aux investisseurs", a-t-il dit à Keystone-ATS. "Ce sont les vrais moteurs" et "ce n'est plus l'affaire des présidents et des ministres. Il faut que le terrain se rencontre".

Milliers de participants

Les gouvernements doivent eux faciliter ce type de dialogue et collaborer pour atteindre des standards. La Suisse a besoin de règles internationales claires", dit M. Berset. Et elle doit continuer son travail en faveur du développement durable dans le monde. "Nous avons une place sur le plan international de ce point de vue là".

"Nous avons une obligation morale d'avancer les droits de milliards de personnes", a insisté la présidente de l'Assemblée générale de l'ONU María Fernanda Espinosa Garcés. Au total, 10% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

De son côté, le secrétaire général de la CNUCED Mukhisa Kituyi a relevé que l'"agenda du développement est plus en danger" que jamais auparavant depuis 25 ans. Au total, le secteur privé pèse 300'000 milliards de dollars d'avoirs par an. Il doit investir pour la protection de l'environnement et contre le changement climatique, a expliqué Mme Espinoza.

Deux tiers des problèmes de CO2 peuvent être résolus avec les technologies actuelles, a répondu la vice-présidente du groupe genevois d'arômes et parfums Firmenich, Barbara Kux. L'humanoïde Sophia a estimé qu'il faudra réduire les coûts de l'intelligence artificielle (IA) avant d'observer une large présence de ses camarades dans les pays en développement.

Lancé il y a dix ans, le Forum mondial de l'investissement, le plus important rassemblement sur cette question, a lieu tous les deux ans. Cette année, plus de 6000 personnes au total participent à la plus grande réunion attendue en 2018 dans la Genève internationale.

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