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Le sort de milliers de personnes déplacées par les combats dans le nord-est du Nigeria et qui se sont réfugiées au Niger inquiète vivement le CICR. Selon l'organisation, les réfugiés vivent dans un dénuement total et ont un urgent besoin de nourriture. Le PAM a pu reprendre partiellement son aide.

Plusieurs localités de la région de Diffa, dans l’extrême sud-est du Niger, sont le théâtre de violences qui ont fait de nombreuses victimes et provoqué le déplacement de milliers de personnes, a indiqué mercredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

"La situation humanitaire est très préoccupante", a déclaré le chef de la délégation du CICR au Niger, Loukas Petridis, cité dans un communiqué. Une partie de ces déplacés viennent de la ville de Bosso, où les combats les ont pris au dépourvu.

"Obligés de fuir en abandonnant tout derrière eux, ils vivent dans le dénuement le plus total et ont un besoin urgent de nourriture", a expliqué Illa Djadi, responsable de la distribution des secours.

Cycle sans fin

D’autres sont des réfugiés ou des personnes de retour chez elles qui avaient déjà fui les violences au Nigeria et qui vivaient de la solidarité des communautés d’accueil et de l’aide des organisations humanitaires. "Ces gens ont le sentiment d’être enfermés dans un cycle de violence et de déplacements sans fin, qui leur laisse entrevoir un avenir encore plus incertain", a-t-elle dit.

Dans le cadre d’une opération toujours en cours, le CICR et la Croix-Rouge nigérienne ont distribué des vivres à quelque 5000 personnes dans les localités de Kablewa, Ouidi, Kawa et Djariho (département de N’Guigmi), qui ont accueilli un grand nombre de déplacés suite aux combats qui ont éclaté à Bosso le 6 février.

Plus d'une centaine de blessés

A l’hôpital de Diffa, soutenu depuis plusieurs mois par le CICR, le bloc opératoire ne désemplit pas. Entre le 6 et le 23 février, 110 blessés ont été pris en charge par le personnel hospitalier. Les patients présentent des blessures par balles ou dues à des explosions.

Le CICR a mis à la disposition de l'hôpital des secours médicaux supplémentaires pour l’aider à faire face à l’afflux de blessés. Il a par ailleurs prépositionné à Diffa une tonne de matériel médical et de produits consommables pour soigner une cinquantaine de blessés graves.

Distributions du PAM

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé de son côté qu'il a repris ses distributions dans la région de Diffa. Il a pu livrer de l'aide mercredi à 3000 personnes.

Il prévoit de distribuer de la nourriture à 37 000 personnes d'ici la fin du mois. L'insécurité avait contraint l'agence de l'ONU à suspendre son aide le 10 février dernier dans la région de Diffa.

Selon l'ONU, plus de 100 000 personnes ont fui au Niger les violences survenues dans le nord-est du Nigeria.

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ATS