Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Des conditions météo très défavorables ont marqué la saison d'hiver 2015-2016 des Remontées mécaniques du Valais (RMV). Conséquence: un recul de 4,5% de la fréquentation par rapport à 2014-2015. Les RMV espèrent beaucoup d'un projet de loi.

La baisse de la fréquentation enregistrée cette saison d'hiver succède à une situation déjà difficile en 2014-2015 (-3,8%). "Pour nous, c'est extrêmement alarmant", a indiqué mardi devant la presse Arthur Clivaz, président des RMV.

Le manque d'enneigement en début de saison et des conditions météo défavorables, particulièrement durant les week-ends, ont fortement pesé sur les résultats de la saison. Les premiers mois de l'année, meilleurs, ont permis aux sociétés de combler une partie seulement de leur retard.

"Les effets du franc fort n'ont pas aidé non plus", a précisé Arthur Clivaz. Le canton craint moins en revanche un certain désintérêt pour la pratique du ski constaté ces dernières années, également à l'étranger: "Le berceau du ski est dans les Alpes et le Valais est le canton blanc par excellence".

Projet de loi soutenu

Les RMV traversent une phase très difficile, pas seulement en raison des mauvais résultats de la saison d'hiver. Le mal est beaucoup plus profond. La situation économique des dix dernières années a affaibli beaucoup de sociétés qui peinent à investir pour renouveler leurs installations.

Aujourd'hui, l'offre de certaines sociétés valaisannes de remontées mécaniques ne correspond plus à la demande des clients, a relevé Berno Stoffel. Selon le vice-président des RMV, elles ne sont plus concurrentielles faces aux régions voisines qui ont investi massivement dans la mise à jour de leur offre, notamment grâce à des fonds publics.

Pour tenter d'y remédier, les RMV ont élaboré un projet de loi sur l'encouragement des remontées mécaniques. En consultation, "il a recueilli un fort soutien", a souligné Arthur Clivaz.

Toutefois, en raison notamment de l'état des finances cantonales, "le Conseil d'Etat propose une prolongation de délai pour la réalisation", de deux ans maximum. Les RMV s'y opposent fermement et souhaitent que le projet de loi soit soumis au Parlement en 2016.

ATS