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La biodiversité célébrée l'an dernier à l'occasion d'un festival de la nature organisé à Neeracherried (ZH) dans le cadre des journées mondiales de la biodiversité (archives).

KEYSTONE/FESTIVAL DER NATUR/HANDOUT

(sda-ats)

Il est urgent que la Suisse se dote enfin d'un plan d'actions efficace pour assurer la préservation de la biodiversité. Ce cri d'alarme est relayé par plus de 5100 scientifiques et autres citoyens dans une lettre adressée à Doris Leuthard.

"Madame la présidente, la préservation de la biodiversité et des services immenses qu'elle nous fournit ne peut attendre davantage", est-il écrit à l'adresse de la cheffe du Département fédéral de l'environnement (DETEC). Les signataires se disent "très préoccupés du manque de réaction fédérale, alors que le déclin de la diversité biologique se poursuit en Suisse".

Rappelant que la Stratégie énergétique vient d'être acceptée par le peuple grâce aussi au soutien des principales organisations de protection de la nature, les signataires de la lettre rendue publique par BirdLife Suisse regrettent que la protection de la biodiversité est clairement aujourd'hui laissée pour compte par la Confédération.

Dans cette lettre dont les paraphes ont été réunis en quelques jours seulement, souligne le communiqué, des scientifiques, des personnes actives dans la protection de la nature ainsi que des citoyens lambda demandent "des mesures efficaces et rapides pour inverser l'érosion de notre diversité biologique".

Urgence

Et de rappeler que la Stratégie Biodiversité Suisse SBS, décidée en 2012 prévoyait que le plan d'action soit prêt en été 2014. Or dans sa dernière évaluation, à l'automne dernier, l'OFEV écrivait que le plan d'action était "en préparation", rappelant que la stratégie ne pourra être mise en œuvre que si toutes les parties prenantes collaborent étroitement.

Les signataires rappellent aussi Doris Leuthard et le Conseil fédéral à leur décision selon laquelle le plan d'action doit notamment préciser les principaux éléments de mise en oeuvre, les indicateurs de réussite, les responsabilités, le calendrier et les moyens nécessaires à mettre à disposition. "Après cinq ans de travaux, tout autre résultat serait incompréhensible", écrivent les signataires.

Berne elle-même reconnaît l'urgence. Dans sa dernière évaluation l'an dernier, l'OFEV constatait que, depuis les précédents relevés, en 2002, la situation s'était encore détériorée. Près de la moitié des coléoptères lignicoles indigènes et un tiers des plantes à fleurs, fougères, lycopodes et prêles sont notamment menacés.

ATS

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