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Les médias officiels de Birmanie ont confirmé dimanche qu'un accord de cessez-le-feu avait été signé avec l'un des principaux groupes armés rebelles. Les minorités ethniques en Birmanie luttent depuis des décennies pour plus d'autonomie.

L'accord a été signé vendredi entre des représentants de l'Armée de l'Etat Shan Sud et les autorités locales dans cet Etat du nord-est du pays, a rapporté le journal "New Light of Myanmar", confirmant des informations de l'AFP de jeudi.

Cet "accord initial" a été conçu "de manière à construire la paix à l'invitation du gouvernement de la république de l'Union de Birmanie". La signature avait pour témoins des ministres du gouvernement, a ajouté le quotidien anglophone.

Pour les observateurs, il s'agit du dernier signe en date de l'ouverture du nouveau régime "civil" envers ses opposants.

De nombreux groupes minoritaires, qui représentent un tiers des 50 millions d'habitants de Birmanie, n'ont jamais normalisé leurs rapports avec le pouvoir depuis l'indépendance en 1948. Une guerre civile oppose depuis certains d'entre eux à l'armée birmane.

Deuxième groupe ethnique

Dans un pays toujours dominé par les militaires, le nouveau gouvernement "civil" multiplie les réformes depuis la dissolution de la junte en mars. Il a envoyé le mois dernier l'un de ses ministres pour négocier avec plusieurs de ces groupes, a indiqué un de ces groupes récemment.

Avec 9% de la population, les Shans sont le deuxième groupe ethnique derrière la majorité birmane. L'Armée de l'Etat Shan Sud est l'un des groupes rebelles les plus importants, avec des milliers de combattants.

Dans l'Etat Karen, dans l'est, des rebelles se battent sporadiquement depuis 1949, et dans l'Etat Kachin, dans le nord, des combats ont repris depuis juin.

ATS