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La cheffe de file de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi est arrivée mercredi à Naypyidaw, la capitale politique de Birmanie. Nouvellement élue députée, elle devait s'entretenir avec le président Thein Sein pour la seconde fois en huit mois.

La lauréate du prix Nobel de la paix, qui a triomphé aux élections partielles du 1er avril, a atterri dans la capitale en début de matinée, a constaté une journaliste de l'AFP. Elle devait rencontrer l'ancien général, devenu président d'un régime réformateur, aux alentours de 11h00 locales (06h30 suisses).

Aucune information n'a été diffusée sur le sujet de la rencontre, qualifiée de "privée" par un responsable gouvernemental. "Elle déjeunera avec la famille du président après leur entretien", a précisé de son côté celui qui s'occupe de la sécurité de San Suu Kyi au sein de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Entrée au gouvernement?

Thein Sein est au pouvoir depuis l'auto-dissolution de la junte en mars 2011 dans le cadre d'une transition contrôlée par les militaires. Il avait déjà invité San Suu Kyi à Naypyidaw en août 2011.

Cette rencontre, couverte par les médias gouvernementaux, est aujourd'hui considérée par les analystes comme ce qui a permis le retour de l'opposante dans le jeu politique légal après 15 ans de résidence surveillée.

Des rumeurs récentes ont fait état de sa possible entrée au gouvernement si elle était élue. Elle a cependant rejeté l'hypothèse, qui impliquerait qu'elle démissionne du Parlement.

Certains observateurs prêtent cependant au président l'intention de la nommer à un poste de conseillère, peut-être en charge de la réconciliation avec les rébellions des minorités ethniques, avec lesquelles le pouvoir tente de négocier des accords de paix durables.

ATS