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En visite en Birmanie, le Premier ministre britannique David Cameron a proposé vendredi de suspendre les sanctions contre le régime pour soutenir ses réformes. Il a reçu l'appui sur cette question, pour la première fois, de la cheffe de file de l'opposition Aung San Suu Kyi.

M. Cameron, premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays asiatique depuis le coup d'Etat militaire de 1962, a rencontré le président Thein Sein à Naypyidaw, puis la lauréate du prix Nobel de la paix à Rangoun. Ancienne colonie britannique, la Birmanie a accédé à l'indépendance en 1948.

Et M. Cameron a apporté un soutien fort mais calculé aux réformateurs birmans. "Il est bon de suspendre les sanctions contre la Birmanie, de les suspendre, pas de les lever", a-t-il déclaré, soulignant que l'embargo sur les armes ne devait pas être concerné.

Soutien

"Il est important d'envoyer un signal que nous voulons aider les changements qui peuvent apporter un accroissement de la liberté, des droits de l'Homme et de la démocratie dans votre pays", a-t-il ajouté.

"Evidemment, nous devons répondre avec prudence, avec attention. Nous devons toujours rester sceptiques (...) parce que nous voulons savoir que ces changements sont irréversibles", a-t-il encore dit.

Debout à ses côtés sur le perron de sa maison familiale, Mme Suu Kyi, dont les analystes estiment qu'elle conserve une immense influence en Occident, a appuyé la méthode de son interlocuteur, après avoir jusqu'à présent plaidé pour le maintien des sanctions.

Appel évoqué par Suu Kyi

"Je soutiens l'idée de la suspension des sanctions plutôt que leur levée", a-t-elle expliqué, en se déclarant "par nature, une optimiste prudente". "Nous avons encore un long chemin à parcourir mais nous pensons que nous y parviendrons", a-t-elle ajouté.

La suspension des mesures restrictives, en place depuis la fin des années 1990, permettra selon elle d'envoyer un message clair aux conservateurs "que s'ils se mettent en travers des réformateurs, les sanctions pourraient revenir".

ATS