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Aung San Suu Kyi a quitté Rangoun mercredi pour une tournée historique en Europe. La cheffe de file de l'opposition birmane doit notamment prononcer enfin son discours de lauréate du prix Nobel de la paix, qui lui avait été attribué en 1991. Elle était attendue en fin de soirée à Genève.

Elle doit exposer aux Nations unies le problème brûlant du travail forcé devant le BIT. Elle rencontrera jeudi le chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter à propos de la situation actuelle en Birmanie.

Les deux seront rejoints ensuite par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et la présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf pour un repas. Aung San Suu Kyi aura encore droit à un hommage au parlement vendredi à Berne.

"Je voudrais faire de mon mieux dans l'intérêt de la population" birmane lors de ce voyage, a-t-elle déclaré avant le décollage. La "Dame", qui aura 67 ans le 19 juin, donnera sa "conférence Nobel" à Oslo samedi, 21 ans après avoir reçu la distinction qui l'a fait basculer dans une dimension politique planétaire. Ce sera le point d'orgue de son périple.

Digne d'un chef d'Etat

Lors de ce déplacement de quinze jours, Aung San Suu Kyi doit également se rendre en Grande-Bretagne, où elle a fait ses études et fondé sa famille, et à Dublin, avant de conclure par Paris. Elle devrait bénéficier en Europe d'un accueil digne d'un chef d'Etat, ce qui pourrait irriter les militaires birmans, malgré ses relations cordiales avec le président Thein Sein.

"Chaque pays m'enthousiasme de différentes manières", a expliqué l'opposante, qui vient de faire son entrée au parlement birman un an et demi après la levée de son assignation à résidence.

Depuis son retour en Birmanie en 1988 et jusqu'à il y a quelques semaines, Aung San Suu Kyi était demeurée soit en résidence surveillée, soit suffisamment en conflit avec la junte pour ne jamais oser quitter le pays de peur d'être contrainte à l'exil. Libre depuis fin 2010, députée depuis avril, Aung San Suu Kyi jouit aujourd'hui d'un tout autre statut.

ATS