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La Birmanie a levé la censure pour des dizaines de publications, dont la presse économique. Mais les médias d'actualité générale resteront soumis au contrôle des autorités jusqu'à nouvel ordre, a annoncé dimanche le "Myanmar Times".

Un total de 54 quotidiens, magazines et revues n'auront plus à soumettre leur contenu à l'approbation des censeurs avant publication, selon une réforme du 9 décembre.

Régime transitoire

Les titres consacrés à l'actualité générale, à l'éducation et aux religions ne sont pas concernés mais ils bénéficieront d'un régime transitoire d'"auto-censure" avant de se voir accorder les mêmes droits que le reste de la presse, a assuré le patron de la censure en Birmanie, Tint Swe, d'après le "Myanmar Times".

Tint Swe, directeur du Département de l'enregistrement et de la surveillance de la presse, a récemment déclaré que la censure n'était "pas en harmonie avec les pratiques démocratiques" et qu'elle devrait "être abolie dans un avenir proche".

Levée des tabous

Après les élections contestées de novembre 2010 et la libération d'Aung San Suu Kyi, les médias birmans peuvent désormais se faire l'écho des activités de la célèbre opposante, complètement taboue il y a encore quelques mois.

Reporters sans frontières classe la Birmanie au 174e rang sur 178 sur l'index de la liberté de la presse dans le monde. Le quotidien d'Etat birman "New Light of Myanmar" a par ailleurs rapporté dimanche que le régime envisageait d'alléger la censure sur les films.

Le président birman Thein Sein, entré en fonction en mars suite à la dissolution de la junte militaire, tente de prouver à l'opposition et aux chancelleries occidentales qu'il est décidé à s'engager vers de profondes réformes.

ATS