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PostFinance a rompu à fin mars avec une soixantaine d'officines de transfert d'argent à l'étranger. La filiale de La Poste estime que les risques de violation de la loi sur le blanchiment étaient trop élevés, a-t-elle indiqué, confirmant une information du "Matin Dimanche".

Le porte-parole de PostFinance n'a pas voulu chiffrer le manque à gagner lié à cette décision. La plus connue de ces sociétés de transfert de fonds, Western Union, liée aux CFF, n'est pas concernée par cette mesure.

Pour le procureur général du canton de Genève, Olivier Jornot, interviewé par "Le Matin Dimanche", ces sociétés de transfert d'argent présentent certes un risque mais il est "contrôlé. Il s'agit en effet d'intermédiaires financiers soumis à la loi sur le blanchiment d'argent et contrôlés par un organisme d'autorégulation ou par la FINMA" (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers). Les petits commerces sont plus inquiétants.

Boutiques "en pleine expansion"

Ces boutiques, qui font par exemple 100'000 francs de chiffre d'affaires mensuel en ne vendant que des cigarettes, des salades et de l'alcool, sont "en pleine expansion". Le procureur reconnaît toutefois que les mécanismes de transfert d'argent ne sont pas encore clairs et demandent à être explorés.

Ces nouvelles filières qui fonctionnent un peu comme la Pizza Connection des années 1970 sont "clairement dans le collimateur de la police genevoise". Mais Olivier Jornot "ne peut pas donner davantage d'informations concrètes sur la stratégie mise en place pour identifier ces filières".

ATS