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La Banque nationale suisse (BNS) est restée bénéficiaire grâce à un premier trimestre bien plus favorable que le second (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Banque nationale suisse (BNS) a accusé une perte de 6,68 milliards de francs au 2e trimestre 2017. Sur l'entier du 1er semestre, toutefois, l'institut d'émission dégage un bénéfice de 1,21 milliard, grâce à l'excédent de 7,9 milliards réalisé au 1er trimestre.

Le développement entre avril et juin a entamé ainsi largement le bénéfice issu des trois premiers mois de l'année. Il ne laisse cependant rien augurer de la suite. Le résultat dépend principalement de l'évolution des marchés de l'or, des changes et des capitaux, a rappelé lundi la BNS dans son commentaire.

Le résultat brut semestriel s'élève à 1,41 milliard de francs. Il est donné notamment avant les charges liées aux billets de banque (39,8 millions) et aux charges de personnel (83,1 millions).

Dans le détail du semestre, le stock d'or (1040 tonnes) a permis à la banque centrale de réaliser une plus-value de 345,8 millions de francs. Sur le seul deuxième trimestre, il est ressorti en revanche une moins-value de 1,9 milliard. A fin juin, le prix du kilo d'or se situait à 38'217 francs. Six mois plus tôt, il valait 37'217 francs.

Gains avec les actions

Les positions en monnaies étrangères ont dégagé pour leur part un bénéfice de 110,8 millions de francs entre janvier et fin juin. Ici aussi, le deuxième trimestre s'est révélé moins favorable avec une perte de 5,16 milliards.

Après six mois, le produit des intérêts a contribué à hauteur de 4,35 milliards de francs au résultat des positions en monnaies étrangères. Le produit des dividendes a rapporté de son côté 1,75 milliard.

Les cours des obligations et des actions ont évolué de manière divergente. Les premières, porteuses d'intérêts, ont généré une perte de 3,6 milliards de francs. Les secondes, à la faveur de la croissance régnant sur les marchés boursiers, ont assuré un gain de 9,36 milliards.

Les pertes de change ont beaucoup augmenté pour atteindre 11,82 milliards de francs, contre 2,95 milliards au 1er semestre 2016. Les gains tirés des placements en euros, grâce à l'appréciation de la monnaie unique, n'ont pas permis de compenser les pertes subies par les autres devises, notamment le dollar américain.

Intérêts négatifs

Quant aux positions en francs, elles ont assuré un bénéfice semestriel de 943,9 millions de francs. Les intérêts négatifs sur les avoirs en comptes de virement ont généré 970,3 millions. Entre avril et fin juin, le poste des positions en francs affiche un gain de 471,1 millions dans le compte de résultat de la BNS.

La perte globale essuyée au 2e trimestre par l'institut d'émission monétaire se situe dans le haut de la fourchette des attentes des économistes. La grande banque UBS anticipait par exemple un montant compris entre 2 et 6 milliards de francs.

Le résultat de la BNS est soumis traditionnellement à de fortes fluctuations, d'où le rappel de la banque centrale de l'impossibilité de tirer des déductions trimestre après trimestre. Pour mémoire, elle avait dégagé un bénéfice de 24,5 milliards de francs l'an dernier, après une perte de 23,3 milliards en 2015.

Davantage de devises

Au bilan, au 30 juin, il apparaît que la BNS détenait des placements en devises pour 724 milliards de francs, soit environ 28,2 milliards de plus qu'à fin 2016. L'or représentait un montant de 39,7 milliards. Quant aux titres en francs, ils frôlaient les 4 milliards.

Au passif, les comptes de virement des banques en Suisse constituaient une somme de 480,5 milliards de francs, en hausse de 12,3 milliards sur six mois. Les billets de banque en circulation représentaient de leur côté un montant de 76,2 milliards (-1,8 milliard environ).

L'évolution du compte de résultat intéresse par ailleurs les collectivités publiques au plus haut point. En principe, la Confédération et les cantons ont à se partager un milliard de francs par an, à raison d'un tiers pour la première et deux tiers pour les seconds.

Ces collectivités publiques ont droit à un montant supplémentaire maximal d'un milliard de francs, si le solde de la réserve pour distributions futures excède 20 milliards, après affectation du bénéfice. Au titre de 2016, elles ont ainsi perçu une somme additionnelle de plus de 700 millions.

ATS