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Boeing disparu: les recherches pourraient prendre des années

Ce contenu a été publié le 25 avril 2014 - 08:42
(Keystone-ATS)

Un haut responsable de la défense américaine a estimé vendredi que les recherches pour retrouver l'épave du Boeing de Malaysia Airlines disparu pourraient prendre "des années" après l'échec des fouilles sous-marines par les équipes de sauveteurs. La Malaisie pense que les 239 passagers sont morts.

Depuis deux semaines, les recherches sous-marines se concentraient dans une zone de 10 km2 située à 2000 kilomètres environ à l'ouest de Perth. Mais les missions menées au moyen d'un drone submersible de l'US Navy, le Bluefin-21, par 4500 mètres de profondeur, n'ont rien donné, a indiqué ce responsable sous couvert d'anonymat. Une dernière plongée de seize heures était prévue ce vendredi.

Des bateaux et des avions continuent de fouiller une zone bien plus large de 50'000 km2 environ à la recherche de débris flottants de l'appareil.

Il appartient désormais aux autorités malaisiennes, de concert avec la Chine et l'Australie, de décider de la suite à donner aux opérations de recherches. Le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a déclaré jeudi sur CNN que son gouvernement publierait la semaine prochaine un rapport préliminaire faisant le point sur les recherches.

Le gouvernement malaisien n'a jusqu'à présent rien révélé de son enquête sur la disparition du MH370, le 8 mars, qui reste toujours inexpliquée.

Sous le feu des critiques

Kuala Lumpur a essuyé un feu de critiques très vite après la disparition de l'appareil, en raison d'une réponse initiale chaotique: informations contradictoires et indices importants non relevés - un radar a capté le passage de l'avion peu après son changement de cap, mais personne n'a réagi -, suscitant la colère des familles des disparus.

Dans son entretien à CNN, le premier ministre a encore indiqué que son gouvernement n'était pas encore prêt à déclarer décédées les personnes à bord du vol MH370.

"A un moment donné, je le serai, mais pour l'instant je pense qu'il faut prendre en compte les sentiments des proches et certains ont dit publiquement qu'ils n'étaient pas prêts à accepter (le décès de leur proche) jusqu'à ce que l'on trouve une preuve concrète" du crash de l'avion, a ajouté Najib Razak.

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