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En février, Boko Haram a enlevé 111 écolières dans le nord-est du Nigeria. La plupart d'entre elles ont été libérées depuis. Au total, depuis 2013, les djihadistes ont enlevé plus de 1000 enfants, rapporte vendredi Unicef (archives).

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

Les islamistes du groupe Boko Haram ont enlevé plus de 1000 enfants depuis 2013 dans le nord-est du Nigeria, a annoncé l'Unicef. Le rapport de l'agence publié vendredi marque aussi le quatrième anniversaire de l'enlèvement de 276 lycéennes dans la ville de Chibok.

"Les enfants du nord-est du Nigeria continuent d'être la cible d'attaques à une échelle révoltante", souligne Mohamed Malick Fall, directeur pour le Nigeria du le Fonds des Nations unies pour l'enfance, dans cette étude. L'Unicef ajoute que 2295 enseignants ont été tués et plus de 1400 écoles détruites sur la même période.

Les écoles, tout particulièrement celles qui ont un programme laïc, sont régulièrement ciblées par le groupe djihadiste, dont le nom signifie en haoussa, l'une des langues du Nigeria, "l'éducation occidentale est un pêché".

C'est la première fois que l'Unicef publie une estimation chiffrée, basée sur des informations recueillies pour chaque cas, du nombre d'enfants enlevés par le groupe islamiste armé. Mais l'agence onusienne précise que le chiffre véritable pourrait être bien plus élevé.

Au total, l'insurrection de Boko Haram, qui cherche à instaurer un califat dans le nord-est du Nigeria, a fait au moins 20'000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

#BringBackOurGirls

Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, le président nigérian Muhammadu Buhari a déployé un effort de guerre sans précédent face au groupe islamiste armé. Mais même affaibli, Boko Haram, qui a perdu de larges pans de territoire, n'a pas cessé ses attaques meurtrières, notamment contre des civils, et il conserve la capacité de mener des opérations de grande envergure.

En février, le pays avait ainsi été choqué par l'enlèvement par les djihadistes de 111 écolières à Dapchi, dans le nord-est. La plupart de ces jeunes filles ont été ensuite libérées, mais ce kidnapping de masse avait ravivé le douloureux souvenir du drame de Chibok, en avril 2014.

Quelque 276 jeunes filles avaient alors été enlevées dans un pensionnat par des insurgés, arrivés à la faveur de l'obscurité par dizaines à bord de camions et de pick-ups. Plus de cent d'entre elles seraient toujours détenues par le groupe.

Cette tragédie avait ouvert les yeux du monde sur les terribles exactions commises par Boko Haram au Nigeria, déclenchant une vague d'émotion mondiale avec le mouvement "bring back our girls" relayée jusqu'à la Maison Blanche par la Première Dame de l'époque, Michelle Obama.

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ATS