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Le président bolivien Evo Morales a entamé dimanche sa septième année au pouvoir en stigmatisant les milieux indigènes d'Amazonie, alliés traditionnels qui ont pris leurs distances en 2011. Il a accusé leurs leaders d'avoir voulu le renverser.

Dans son discours d'ouverture de l'année législative, M. Morales, un ténor de la gauche antilibérale d'Amérique latine, a affirmé qu'une marche indigène en défense de l'environnement en 2011 avait constitué un "acte politique" avec pour objectif final de "faire tomber le président".

Marche de protestation

Des centaines de marcheurs indiens d'Amazonie avaient défié le gouvernement entre août et octobre, parcourant 600 km entre Trinidad (nord) et La Paz pour protester contre un projet de route à travers un parc naturel, terre ancestrale de 50'000 indiens. Le projet a finalement été annulé.

Evo Morales, élu fin 2005 puis réélu en 2009 triomphalement, subit un déclin de popularité marqué depuis deux ans, à 35% selon un dernier sondage.

Problème avec la base indienne

Il a du affronter une vague de manifestations contre la vie chère début 2011, puis le désenchantement des milieux indiens, amazoniens surtout, qui à son arrivée au pouvoir comptaient parmi ses solides soutiens, lui, le premier président amérindien de Bolivie, un aymara de l'altiplano.

Cette semaine deux députés indigènes, qui avaient été élus sur des listes du parti de M. Morales, ont décidé de former un "groupe indigène" indépendant au parlement, privant le parti au pouvoir de sa majorité des deux-tiers, synonyme de contrôle total. Le vice-président Alvaro Garcia a admis dimanche un problème du pouvoir avec sa base indienne.

ATS