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Boris Johnson, l'enfant terrible de la classe politique britannique, a de quoi se tirer les cheveux (archives)

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a commis une xième gaffe mercredi en prônant les exportations de whisky vers l'Inde. Il a fait cette déclaration malheureuse dans l'enceinte d'un temple sikh, religion qui bannit la consommation d'alcool.

Lors d'un déplacement à Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre, pour soutenir le candidat conservateur local aux élections législatives du 8 juin, Boris Johnson, coiffé d'un turban orange, a prêché la consommation du Johnnie Walker en s'adressant à un groupe de fidèles dans une gurdwara, lieu de culte de la communauté sikh, comme le montre une vidéo en ligne sur le site du quotidien Bristol Post

"Quand on va en Inde, il faut emporter des bouteilles dans ses bagages. Il faut apporter du Johnnie Walker. Il faut apporter son whisky parce que, comme vous le savez peut-être, il y a une taxe de 150% sur les importations de whisky en Inde", a-t-il expliqué.

"Mais imaginez les possibilités si nous parvenons à un accord de libre-échange avec l'Inde", a poursuivi Boris Johnson, provoquant la colère d'une membre de la communauté.

"Il est hors de question que je vote pour les Tories (conservateurs), parce que je ne veux pas d'alcool. Je suis une sikh pratiquante, et je trouve cela scandaleux !", s'est-elle exclamé, se disant opposée aux exportations d'alcool à destination de l'Inde puisque "c'est contre la religion".

Boris Johnson lui a immédiatement présenté des excuses.

ATS

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