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A seulement 16 ans, Evgenia Medvedeva a pris le pouvoir sur la glace de Boston et brisé le rêve d'un triomphe américain à domicile, lors de la 4e et dernière journée des Championnats du monde.

Elle a beau donner du haut de ses 159 cm et de ses jambes si fines l'impression d'une grande fragilité, la Russe a déjà des nerfs d'acier.

Présentée comme la grande favorite pour le titre mondial, après ses démonstrations de la finale du Grand Prix en décembre et des Championnats d'Europe en janvier, la prodige de Moscou a retrouvé toute la virtuosité qui l'avait désertée lors du programme court jeudi.

Seulement troisième à mi-parcours, elle a éclaboussé de son talent le programme libre où elle a intégré pas moins de sept triples sauts et deux doubles axels.

Pour expliquer son libre époustouflant, crédité d'un score de 150,10 points, du jamais-vu, elle a avoué avec une simplicité désarmante et très poétique qu'elle n'avait plus aucune émotion en elle: "Je les ai toutes laissées sur la glace", a-t-elle expliqué.

"J'étais en fait moins nerveuse que d'habitude, je me sentais bien sur la glace", a-t-elle commenté après son triomphe qui lui permet de devenir la première à enchaîner un titre mondial en junior et un sacre planétaire dès sa première année en senior. "C'est un moment que je ne suis pas prête d'oublier."

Avec son récital, Medvedeva a fait perdre tous ses moyens à l'Américaine Gracie Gold qui passait, après elle, en avant-dernière position. En tête après le programme court, la Californienne a encore échoué à la 4e place, comme en 2015, au plus grand désarroi du public du TD Garden qui la voyait succéder à Kimmie Meissner, la dernière championne du monde américaine, sacrée en 2006. Mais Ashley Wagner a apporté aux Etats-Unis une belle médaille d'argent (215,39 pts), devant la Russe Anna Pogorilaya (213,69).

ATS