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La Bourse suisse, ici son nouveau bâtiment à Zurich, a connu une mauvaise séance mercredi, sur fond de tensions entre la Corée du Nord et les Etats-Unis d'Amérique (archives).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

La Bourse suisse a bouclé la séance de mercredi en net recul (-1,48%), à l'instar de l'ensemble des places européennes. L'escalade verbale entre les Etats-Unis et la Corée du Nord suscite une inquiétude certaine dans les milieux financiers.

Ces propos ont toutefois été tournés en dérision par nombre d'analystes et de responsables politiques. L'armée nord-coréenne a menacé d'une attaque de missiles sur l'île de Guam dans le Pacifique, où les Etats-Unis détiennent une base navale. Les militaires "envisagent sérieusement" une telle attaque, a rapporté l'agence de presse officielle KCNA.

Cette prise de position est intervenue quelques heures après que le président américain Donald Trump a menacé la Corée du Nord, lui promettant "le feu et la colère" si le pays continuait ses menaces contre les Etats-Unis.

"La Corée du Nord est une vraie menace, mais la réaction délirante du président laisse entendre qu'il pourrait envisager d'utiliser les armes nucléaires américaines en réponse à un commentaire désagréable d'un despote nord-coréen", a déclaré Eliot Engel, membre démocrate de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, regrettant une "ligne rouge absurde" que Kim Jong-Un allait inévitablement franchir.

Sans surprise Wall Street, qui avait déjà terminé dans le rouge mardi, a ouvert en baisse et les investisseurs se détournaient des actifs dits risqués pour privilégier les valeurs-refuges comme l'or, le franc suisse ou les bons du Trésor.

Les analystes de Mirabaud Securities ont estimé que "sans surprise (...), la devise helvétique a repris son statut de valeur-refuge en progressant de plus d'un pourcent par rapport à l'euro notamment". A 17h45, l'euro s'échangeait à 1,13283 franc, après avoir un plus bas dans la journée à 1,12596 franc, un niveau atteint pour la dernière fois en juillet.

Aux Etats-Unis, la productivité a augmenté de 0,9% au deuxième trimestre, selon une première estimation du département du Travail, et les stocks de pétrole brut ont enregistré une baisse trois fois plus importante que prévu, alors que les réserves d'essence ont progressé de façon inattendue.

Banques et assurances à la peine

Le Swiss Market Index (SMI) a reculé de 1,48% à 9027,15 points. Le Swiss Leader Index (SLI) a cédé 1,54% à 1441,70 points et l'indice élargi Swiss Performance Index (SPI) 1,42% à 10'282,86 points. Les 30 valeurs vedettes ont toutes fini dans le rouge.

Les financières ont payé un lourd tribut au trou d'air boursier engendré par les bruits de bottes. La lanterne rouge échoit à Credit Suisse (-3%). Julius Baer et Swiss Life (-2,5% chacune) ont également perdu des plumes, alors que Bâloise (-1,8%), UBS et Swiss Re (-1,5% chacune) se sont quelque peu reprises en fin de séance.

Le réassureur zurichois fait les frais d'un commentaire critique de JPMorgan, qui a abaissé son objectif de cours mais confirmé sa recommandation d'achat du titre (overweight).

Les cycliques Dufry (-2,9%) et Aryzta (-2,3%) ont également terminé en net recul. ABB (-1,9%) et LafargeHolcim (-1,8%) n'ont fait guère mieux, alors que Geberit (-1,1%) est parvenu à tirer les marrons du feu à la dernière minute.

Les valeurs du luxe Swatch Group (-2,8%) et Richemont (-1,8%) ont également été malmenées. A en croire des courtiers, elles ont fait les frais de la brusque appréciation du franc.

Swisscom (-0,6%) s'en est le moins mal sorti, suivi par Sonova et SGS (-0,8% chacun). Le vainqueur de la veille Vifor (-1,8%) s'est retrouvé relégué dans le bas du tableau, après avoir cartonné dans le sillage de ses résultats semestriels.

Adecco (-1%) et Zurich Insurance (-1,4%) ont suivi la tendance du marché à la veille de leurs partiels respectifs.

Roche résiste

Dans le camp des poids lourds, Novartis (-1,8%) a pesé sur l'indice, alors que Nestlé (-1,3%) et Roche (-0,9%) l'ont soutenu. Ce dernier a conclu un accord de licence avec l'américaine Dermira pour son candidat Lebrikizumab.

Dans un premier temps, Dermira versera un montant de 80 millions de dollars. Selon le succès du candidat, les paiements d'étape pourraient atteindre jusqu'à plus d'un milliard.

Sur le marché élargi, Energiedienst (+1,5%) a finalement terminé la séance en hausse, après une ouverture puis une brève incursion en territoire négatif dans l'après-midi. Dans la matinée, l'énergéticien argovien a annoncé une prise de participation de 51% et un partenariat stratégique avec la jeune pousse haut-valaisanne Winsun, active dans le photovoltaïque.

Au lendemain des semestriels de Galenica (-0,2%), Vontobel et Credit Suisse ont relevé l'objectif de cours avec recommandations respective à "hold" et "neutral". Kepler Cheuvreux a abaissé sa recommandation à "hold", après "buy", mais a relevé son objectif de cours.

ATS