Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La Bourse suisse a encore reculé nettement jeudi, confirmant la lancée négative des deux précédentes séances. Après une tentative de redressement en matinée juste après la publication de l'indice Ifo allemand, le SMI a continué d'accentuer ses pertes l'après-midi.

L'indice des valeurs vedettes de la Bourse suisse a même passé sous les 8300 points sur la fin, alors que Wall Street perdait lui aussi pied en début de séance. Les incertitudes globales ont été renforcées par le scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen.

Autre incertitude: l'attitude de la Réserve fédérale américaine (Fed) à propos des taux. On attendait en soirée une allocution de la patronne Janet Yellen. On espère qu'elle parviendra à rétablir un peu de la confiance que la Fed a détruite la semaine passée en renonçant une nouvelle fois à augmenter son taux directeur, a notamment relevé un expert de Société Générale.

Le Swiss Market Index (SMI) a terminé en baisse de 2,01% à 8278,07 points. Sur la semaine, l'indice vedette de SIX perd jusqu'ici 5,3%. Depuis le début de l'année, il régresse de 8%. Le SLI a cédé 2,24% à 1217,63 points jeudi et le SPI 2,03% à 8467,46 points. Les trente blue chips ont bu la tasse.

Lanterne rouge du jour, le bon de participation Schindler a chuté de 6,8% à 135,50 francs, avec un plus bas du jour à 133,20 francs. Le fabricant lucernois d'ascenseurs et escaliers mécaniques a annoncé que la police chinoise enquête contre deux de ses dirigeants en Chine, probablement pour soupçons de corruption. L'information a fait plonger le titre.

Les poids lourds défensifs Novartis (-2,2%) et Nestlé (-1,8%), ainsi que, moins nettement Roche (-1,4%) ont tiré l'indice vers le bas. Les pharma en particulier affichent des cours très volatiles depuis le début de la semaine. Une certaine incertitude règne à propos des projets de réglementation de la candidate à l'investiture pour la présidentielle américaine Hillary Clinton, qui a récemment critiqué les pris exorbitants de médicaments.

Transocean (-4,1%) et LafargeHolcim (-3,7%) font partie des plus gros perdants du jour. L'action du cimentier a poursuivi la baisse de ces derniers jours et elle a perdu près d'un quart de sa valeur depuis le début de l'année. Les analystes sont inquiets en particulier des perspectives économiques dans les pays émergents. Un ralentissement dans ces régions frapperait de plein fouet le groupe récemment constitué.

Aryzta (-3,5%) qui publiera lundi prochain ses résultats annuels pour l'exercice décalé 2014/2016 a également nettement fléchi, tout comme les valeurs du luxe Swatch (-3,2%) et Richemont (-2,2%). Les analystes et les courtiers continuent de mettre en avant les ventes en Asie et, surtout, en Chine. L'incertitude à propos de l'économie dans l'Empire du Milieu contribue à l'incertitude générale.

Swisscom (-0,9%) n'est pas parvenu à rester dans le vert jusqu'à la fin, mais a tout de même limité la casse. L'action du géant bleu, a été soutenue par un relèvement de recommandation à "buy" de "hold" par LBBW et un relèvement à "hold" de "sell" par Berenberg. Après la récente baisse de cours, il y a un potentiel suffisant pour justifier une recommandation d'achat, a commenté LBBW.

Adecco (-2,8%) et Sika (-2,6%) font aussi partie des gros perdants. Dans le cadre du scandale Volkswagen, les fournisseurs de l'industrie automobile sont sous pression. L'affaire ne cesse de gagner en proportion et cela touche désormais aussi les fournisseurs helvétiques comme Sika, qui réalise une bonne partie de ses ventes avec l'industrie automobile. Adecco collabore aussi avec cette industrie.

Sur le marché élargi, Autoneum (-6,6%), mais aussi de SFS Group (-3,7%) et Georg Fischer (-3,3%) dépendent eux aussi en partie de l'automobile. Micronas (+1,3%) a en revanche échappé à la tendance, car ses clients les plus importants sont au Japon principalement.

ATS