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Brève accalmie dans les combats à Hodeïda au Yémen

Les affrontements entre rebelles Houthis et forces loyalistes se sont poursuivis lundi par intermittence dans la ville même de Hodeida (archives).

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Les combats ont brièvement baissé d'intensité lundi dans la ville portuaire d'Hodeïda, au Yémen. Parallèlement, les pays occidentaux ont pressé la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite de mettre fin à la guerre contre les rebelles Houthis appuyés par l'Iran.

Après une accalmie de quelques heures, la coalition arabe a repris dans la soirée ses frappes aériennes contre plusieurs zones dans la région d'Hodeïda, indiquent des habitants et des associations humanitaires. Les appareils ont bombardé l'entrée du port d'Hodeïda deux heures avant le coucher du soleil, tuant trois gardes, précisent un témoin et un organe de presse houthi.

Au préalable, au moins 111 rebelles, 32 loyalistes et sept civils avaient été tués au cours des dernières 24 heures dans les affrontements, dont certains se sont déroulés dans des quartiers résidentiels de Hodeida, selon des sources militaires progouvernementales et hospitalières.

Pas de cessez-le-feu

Le porte-parole de la coalition arabe, le colonel Turki al Malki, avait démenti dans la journée qu'il y ait un cessez-le-feu. Il avait affirmé que l'offensive se poursuivait pour prendre le contrôle de ce port stratégique sur la mer Rouge, par lequel arrivent au Yémen 80% des vivres et l'aide humanitaire internationale.

"L'opération se poursuit. Il n'est pas vrai qu'il y a un cessez-le-feu à Hodeïda", a dit le porte-parole. Il a par ailleurs expliqué que cette opération visait notamment à "mettre plus de pression" sur les Houthis pour qu'ils viennent à la table de négociations.

Sous la conduite de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, la coalition s'est engagée militairement au Yémen en mars 2015 contre les miliciens Houthis, qui tiennent la capitale Sanaa et une partie du pays.

"Sale guerre"

Cette courte trêve coïncide avec la visite à Ryad du chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt. Le secrétaire au Foreign Office a pressé le roi Salman de mettre un terme au conflit qui a fait plus de 10'000 morts en trois ans et demi.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, a de son côté déclaré qu'il ne pouvait y avoir de vainqueur dans cette guerre et a exhorté la communauté internationale à "arrêter les frais". "C'est une sale guerre. Il faut que la communauté internationale dise 'ça suffit'. C'est ce que disent les Etats-Unis, c'est ce que nous disons, c'est ce que disent les Britanniques", a ajouté le ministre sur la chaîne de télévision France 2.

Lors d'un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, également ministre de la Défense, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait en effet explicitement appelé à "la fin des hostilités". Il avait aussi demandé que "toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit".

La coordinatrice de l'ONU au Yémen pour les questions humanitaires, Lise Grande, a salué l'accalmie dans les combats à Hodeïda, soulignant la situation "absolument désespérée" des civils. Depuis le 1er novembre, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a soigné 134 blessés à Hodeïda, dont 14 femmes et 24 enfants.

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