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Un groupe de défense des Indiens a demandé à la Commission de la Vérité de se pencher sur des accusations selon lesquelles 2000 Indiens Waimiri Atroari ont été éliminés à cette époque. Cette commission est chargée d'enquêter sur les crimes commis au Brésil sous la dictature (1964-1985).

"Nous avons demandé à la Commission de la Vérité de ne pas oublier la question de la disparition de nombreux indigènes sous la dictature. Notamment l'agression et la disparition de 2000 Indiens Waimiri Atroari", a déclaré lundi l'ex-missionnaire Egydio Schawde, coordinateur de la Maison de la culture d'Urubui, un organisme privé.

La disparition présumée de ces indigènes aurait eu lieu entre 1968 et 1975 dans les Etats d'Amazonas et de Roraima. Ce sont d'autres Indiens de cette tribu qui en ont fait le récit à Egydio Schawde, qui a vécu avec eux à la fin des années 80.

Barrière linguistique

"Il y a des survivants à ces agressions, mais on ne connaissait pas leur témoignage en raison de la barrière linguistique et parce qu'il n'y a pas eu d'intérêt de la part des gouvernements, pendant et après la dictature, à entendre les victimes", a souligné Egydio Schawde.

Les Waimiri Atroari ont aussi été victimes des militaires en raison de leur résistance aux projets de construction de barrages et de routes dans l'Etat d'Amazonas, a affirmé Egydio Schawde.

Maladies et travaux

Vers 1968, cette tribu comptait quelque 3000 membres, mais, en 1983, il n'en restait plus que 353. Outre les persécutions de la dictature, ils ont été victimes de maladies transmises par les Blancs et de l'impact des grands travaux d'infrastructures.

Aujourd'hui, ils sont 1500 répartis dans les Etats d'Amazonas et de Roraima, d'après la Fondation nationale de l'Indien qui a mis en place un programme d'aide à cette communauté.

ATS