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Au Brésil, la police militaire est chargée du maintien de l'ordre, sous l'autorité des Etats. Le ministre accuse justement les services de sécurité de l'Etat de Rio d'avoir perdu le contrôle de la situation (archives).

Keystone/AP/SILVIA IZQUIERDO

(sda-ats)

La ministre de la Justice du Brésil a déclenché un tollé politique. Il a affirmé que des membres du haut commandement de la police militaire (PM) de Rio de Janeiro sont "associés au crime organisé".

Le ministre Torquato Jardim a formulé ces graves accusations dans un entretien publié mardi sur l'un des principaux sites brésiliens d'information, UOL, s'exprimant au sujet de la mort d'un colonel de la PM criblé de balles la semaine dernière.

Les autorités de Rio ont attribué ce décès à une tentative de vol à main armée qui a mal tourné, mais M. Jardim a évoqué un "règlement de comptes" entre policiers véreux. "Personne ne va pratiquer un vol à main armée en tirant des dizaines de fois sur un colonel", a-t-il argumenté.

Pour Torquato Jardim, le haut commandement de la PM "a de plus en plus d'influence" dans le trafic de drogue, par le biais de milices paramilitaires qui ont pris le relais de parrains pour la plupart incarcérés. "Les chefs du trafic ne sont plus là pour contrôler le territoire. Aujourd'hui, les commandants de bataillons de PM sont associés au crime organisé", a-t-il affirmé.

Plus de 100 policiers déjà tués

Depuis le début de l'année, 113 policiers ont été tués dans l'Etat de Rio. Au Brésil, la police militaire est chargée du maintien de l'ordre, sous l'autorité des Etats. Le ministre accuse justement les services de sécurité de l'Etat de Rio d'avoir perdu le contrôle de la situation.

"Ces problèmes de violence ne cesseront qu'en 2019 (après les élections générales de 2018), avec un autre président et un autre gouverneur. Avec ce gouvernement à la tête de Rio, ce ne sera pas possible", a accusé M. Jardim. En poste depuis mai 2017, le ministre est pourtant membre du PMDB (centre-droit), parti du président Michel Temer et du gouverneur de Rio, Luiz Fernando Pezao, qui s'est indigné.

"Le gouvernement de Rio et le haut commandement de la police militaire ne négocient pas avec les criminels", a-t-il dit dans un communiqué. Dans un entretien au site G1, le président de la Chambre des députés Rodrigo Maia a considéré l'attitude du ministre "enfantine et irresponsable", réclamant "une position officielle" du gouvernement Temer à ce sujet.

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ATS