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Plus de 100 soldats de l'armée camerounaise ont été déployés dans le parc de Bouba Ndjidda (nord) où entre 128 et 480 éléphants ont été massacrés depuis janvier par des braconniers soudanais et tchadiens. Selon le WWF, les braconniers semblent constituer de vastes quantités d'ivoire destinées aux marchés asiatiques.

Le déploiement de l'armée camerounaise "a pour objectif de sécuriser le parc (de Bouba Ndjidda) et de protéger sa population d'éléphants et les populations locales (...) afin de mettre un terme au massacre de centaines d'éléphants perpétué depuis huit semaines dans le nord du Cameroun", a expliqué sur son site le WWF.

"L'armée va entrer concrètement en action" a affirmé un responsable régional du ministère de la Faune et de la Forêts (Minfof) ayant requis l'anonymat.

"Les autorités ont tellement fait de bruit autour de cette opération que les braconniers risquent de s'enfuir si ce n'est déjà fait", a ajouté le responsable régional du Minfof.

Marchés asiatiques

"Selon les autorités nationales camerounaises, des bandes de braconniers, lourdement armées, ont pénétré en territoire camerounais, le long de la frontière avec le Tchad, afin d'alimenter le trafic d'ivoire", d'après le WWF.

Depuis janvier, les braconniers ont abattu "128 éléphants", a annoncé jeudi le gouvernement, alors que la direction du parc avait fait état de plus de "480 éléphants" tués.

"Les braconniers, qui s'expriment en arabe et se déplacent à cheval, semblent venir du Soudan afin de constituer de vastes quantités d'ivoire destinées aux marchés asiatiques", selon le WWF.

"Le gouvernement ne doit pas être surpris par la gravité de la situation car nous l'avons alerté à de nombreuses reprises sur l'augmentation dramatique du braconnage d'ivoire au Cameroun", a affirmé le directeur du WWF Cameroun.

ATS