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L'université d'Oslo a annoncé vendredi avoir accepté la candidature d'Anders Behring Breivik à son cursus de science politique. Toutefois, la perspective d'un diplôme reste très éloignée pour l'extrémiste de droite qui a tué 77 personnes en 2011.

En Norvège, tout détenu a le droit de suivre des études supérieures s'il dispose d'un bagage scolaire suffisant. Breivik a ainsi postulé à des études de premier cycle universitaire susceptibles, en théorie, de déboucher sur une licence.

"Il a obtenu une place chez nous. Il remplit les critères", a déclaré Marina Tofting, porte-parole de l'université d'Oslo. Mais l'obtention du diplôme n'est pas possible aujourd'hui pour Breivik, car cinq des neuf matières obligatoires du cursus exigent de se rendre à l'université pour des séminaires.

Dans les conditions actuelles de sa détention, de facto un isolement total sans accès à Internet, il ne pourra pas aller sur le campus ni côtoyer d'enseignants ou d'autres étudiants. Ses contacts avec l'université passeront par un intermédiaire.

"Il ne bénéficiera pas d'exemption", a précisé le professeur de science politique Dag Harald Claes à l'AFP. "Il ne pourra passer ces matières que lorsque son régime de détention sera allégé ou s'il est éventuellement remis en liberté un jour".

Attentats meurtriers

Le 22 juillet 2011, Breivik, qui disait viser le multiculturalisme, avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo. Il avait ensuite ouvert le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya, à une trentaine de kilomètres de la capitale norvégienne. Ces attentats avaient coûté la vie à 77 personnes.

Anders Behring Breivik purge une peine de 21 ans de prison. Celle-ci est susceptible d'être prolongée indéfiniment tant qu'il reste considéré comme dangereux.

Etudes supérieures

"C'est blessant qu'il puisse étudier, mais c'est comme ça en Norvège (...) Cela fait encore plus mal quand l'annonce tombe à quelques jours des commémorations" quatre ans après les attaques, a réagi la présidente du groupe de soutien aux familles des victimes, Lisbeth Kristine Røyneland.

"Mais qu'il lise des romans ou des livres de science politique n'a pour nous pas d'importance du moment qu'il reste derrière les barreaux", a-t-elle déclaré. Breivik avait déjà postulé en 2013 pour des études supérieures mais ne disposait pas alors des compétences scolaires nécessaires. Il s'est, depuis, remis à niveau.

ATS