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Le crédit politique de la Première ministre britannique a considérablement diminué depuis les élections législatives du 8 juin, qui ont vu son Parti conservateur perdre la majorité absolue. Le patronat compte profiter de l'occasion pour "remettre l'économie au centre" des négociations sur le Brexit.

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Les négociations désormais ouvertes entre Londres et Bruxelles, le patronat britannique veut remettre l'économie au coeur des débats sur le Brexit. Il compte profiter de l'affaiblissement de Theresa May et de sa ligne "dure" vis-à-vis de l'Union européenne.

Depuis la victoire des partisans du départ lors du référendum de l'an passé, les milieux d'affaires du pays ont peiné à faire entendre leur voix. Face à eux, des poids lourds favorables à une sortie sans concession étaient réunis derrière la bannière de Mme May prête à quitter la table des discussions sans accord à défaut d'être satisfaite.

Mais le crédit politique de la Première ministre a considérablement diminué depuis les élections législatives du 8 juin, qui ont vu son Parti conservateur perdre la majorité absolue. "Nous avons l'intéressante occasion de remettre l'économie au centre", a expliqué à ce sujet Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, lors d'une conférence de presse lundi.

"L'accent n'a pas été assez mis sur l'économie ces derniers mois, les emplois, la croissance, l'impact sur la vie des gens" entraînés par le Brexit, a souligné la directrice générale de l'organisation CBI.

Vision "plus douce"

L'équilibre des forces politiques au Royaume-Uni semble désormais plus favorable, sur le papier, à une vision un peu "plus douce" du processus de sortie. D'abord parce que le Parti travailliste de Jeremy Corbyn, a priori plus conciliant avec Bruxelles, est sorti renforcé du scrutin.

Ensuite, et peut-être surtout, parce que les partisans d'une sortie moins brutale au sein du Parti conservateur sont déterminés à se faire entendre - et disposent d'un poids d'autant plus important que sans leur apport Mme May n'a pas de majorité. C'est le cas des conservateurs élus en Ecosse mais aussi du ministre des Finances, Philip Hammond, confirmé à son poste et qui pourrait bien devenir le champion des milieux d'affaires.

Partisan d'une "approche pragmatique", le chancelier de l'Echiquier a plaidé dimanche sur la BBC pour une sortie "sans heurts" qui puisse, via des "structures de transition", protéger l'emploi et la croissance - tout en réitérant que l'application du Brexit signifiait bel et bien la sortie du marché unique européen et de l'union douanière.

Missive

Cette posture, que M. Hammond pourrait accentuer lors d'un discours devant la City de Londres mardi matin, semble en adéquation avec les attentes des organisations patronales.

Dans une lettre envoyée vendredi au ministre des Entreprises Greg Clark et dont le contenu a été diffusé dimanche soir - juste avant le coup d'envoi officiel des discussions à Bruxelles -, les dirigeants de cinq organisations patronales ont appelé à "mettre l'économie en premier".

La British Chambers of Commerce, la CBI, l'EEF, la Federation of Small Businesses et l'Institute of Directors ont insisté sur l'importance d'une période de transition qui permettrait au Royaume-Uni de continuer de bénéficier des avantages liés à l'appartenance au marché unique et à l'union douanière "jusqu'à ce qu'un accord définitif soit conclu et mis en place".

De quoi éviter le scénario catastrophe dit "de la falaise", en vertu duquel les entreprises britanniques se retrouveraient du jour au lendemain hors du giron de l'UE - une possibilité théorique pour la fin mars 2019, date prévue du départ.

"Assurances"

Le patronat demande aussi qu'un accord soit trouvé rapidement pour fournir "des assurances" aux 3,6 millions de citoyens européens résidant au Royaume-Uni, ainsi qu'aux 1,2 million de Britanniques installés dans les 27 autres pays de l'UE. Tout en espérant que le gouvernement renoncera à instaurer un plafond chiffré pour les arrivées annuelles d'immigrés, qui risque d'assécher la main-d'oeuvre.

Concernant l'accord final, le patronat appelle entre autres à "un commerce des biens sans barrière tarifaire" entre le Royaume-Uni et l'UE et à un système "d'équivalence et de reconnaissance mutuel des normes" entre les deux parties pour favoriser les échanges de biens et de services - y compris les services financiers chers à la City de Londres.

Le patronat voudrait aussi que le pays reste couvert par les accords de libre-échange déjà conclus par l'UE.

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ATS