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Le négociateur de l'UE Michel Barnier, à droite, en pleines discussions avec les ministres des affaires étrangères britannique Simon Coveney, au centre, et italien Enzo Moavero Milanes, à gauche.

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Les ministres européens ont réclamé vendredi plus de "certitudes" aux Britanniques sur le Brexit. Ils affichaient une certaine nervosité face au risque d'absence d'accord, avant une réunion sur l'état d'avancement des négociations avec le négociateur en chef de l'UE.

"Je resterai optimiste, mais il est difficile d'être optimiste en ces temps difficiles", a lancé à son arrivée le ministre allemand chargé des affaires européennes, Michael Roth, se disant même "un peu nerveux" face à l'enlisement des discussions avec Londres. "Le Brexit montre de façon dramatique que le retrait de l'UE ne résout pas un seul problème, mais en crée de nombreux autres beaucoup plus importants", a ajouté M. Roth.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici octobre pour organiser leur divorce et jeter les bases de leur relation future. Mais les Européens s'inquiètent de l'état des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de la première ministre britannique, Theresa May.

La Commission européenne a invité jeudi "les Etats membres et les acteurs privés à intensifier leurs préparatifs" en anticipant tous les scénarios possibles, y compris celui qualifié de "rupture brutale", c'est-à-dire sans accord de retrait ratifié. "Il faut se préparer à une absence d'accord: personne ne le souhaite mais c'est notre responsabilité", a souligné vendredi la ministre française des affaires européennes, Nathalie Loiseau.

Frontière irlandaise

Elle a réclamé "des certitudes" aux Britanniques, en particulier sur l'épineuse question de la frontière irlandaise, le principal point d'achoppement des discussions sur l'accord de retrait. "L'heure tourne, il est déjà tard", a insisté Mme Loiseau. "Sur ce que sera la relation future, il est trop tôt pour le dire", a ajouté la ministre française.

Dans un récent "Livre Blanc" sur la relation future entre le Royaume-Uni et l'UE, Theresa May propose notamment une nouvelle "zone de libre-échange". Elle reposerait sur un ensemble de règles communes concernant les biens et le secteur agro-alimentaire.

Les projets de la dirigeante conservatrice, contestés dans ses propres rangs, sont reçus avec scepticisme à Bruxelles. "On n'est pas d'accord avec tout, évidemment, mais même les Britanniques ne sont pas tous d'accord", a résumé vendredi le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn, estimant que les négociations étaient entrées dans "une phase critique".

Quelque chose de palpable

"Au moins, c'est quelque chose de palpable sur la table", a observé M. Asselborn. L'Allemand Michael Roth juge pour sa part qu'il existe "une contradiction" dans ce Livre blanc avec les lignes directrices fixées par l'Union européenne. "Mais des lignes directrices ne sont pas des lignes rouges", a-t-il ajouté, ouvrant une marge de négociation.

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ATS