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Accueil chaleureux du président français Emmanuel Macron lundi en fin d'après-midi à l'Elysée de la première ministre britannique Theresa May.

Keystone/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

La première ministre britannique Theresa May a assuré mardi que les négociations sur la sortie de son pays de l'Union européenne commenceraient comme prévu la semaine prochaine. Elle s'est exprimée à l'issue d'un dîner avec le président français Emmanuel Macron.

Les négociations sur le Brexit doivent débuter le 19 juin, mais l'affaiblissement de Mme May, qui a perdu la majorité absolue à la Chambre des Communes après les élections générales la semaine dernière, a paru ces derniers jours compliquer la donne. Les dirigeants de l'UE ont exprimé leur crainte d'un report du début des discussions.

Le calendrier convenu "n'a pas changé" et les négociations "commenceront la semaine prochaine", a souligné Theresa May lors d'une déclaration conjointe avec le président français, à l'Elysée. "Nous trouverons un accord qui soit à la fois dans l'intérêt du Royaume-Uni mais également des 27 pays qui resteront dans l'Union européenne", a-t-elle ajouté.

Emmanuel Macron a quant à lui souhaité "que la négociation sur la sortie de l'Union, puis sur les relations futures avec le Royaume-Uni démarre le plus rapidement possible". La porte de l'UE "est toujours ouverte" à la Grande-Bretagne tant que la négociation sur le Brexit n'est pas "achevée", a ajouté le chef de l'Etat, tout en précisant qu'il respectait la décision du peuple britannique.

Plan d'action antiterroriste

Le président de la République a par ailleurs annoncé que la France et le Royaume-Uni avaient décidé de lancer un "plan d'action très concret" pour renforcer la lutte antiterroriste, quelques jours après les attentats de Londres et de Manchester.

Le plan d'action dévoilé mardi, contre la diffusion de propagande terroriste en ligne, "vise d'abord à renforcer les engagements et les obligations des opérateurs en ligne afin de supprimer les contenus qui promeuvent dans tous types de médias la haine et le terrorisme", a expliqué M. Macron.

"Il y a aujourd'hui des engagements qui ont été pris, ils ne sont pas suffisants", a-t-il ajouté. Il faut donc "améliorer les moyens d'accès aux contenus cryptés dans des conditions qui préservent la confidentialité des correspondances afin que les messageries ne puissent pas être l'outil des terroristes ou des criminels".

Londres et Paris souhaitent également "accentuer la coopération internationale avec les Etats-Unis, notamment pour améliorer l'accès aux preuves numériques dans les enquêtes qui sont menées où que soient localisées ces données".

ATS

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