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Brexit: pour réussir la négociation il "faut accélérer", insiste Barnier

"Nous avons maintenant besoin de négocier sur la base d'un texte parce que le temps est court", a déclaré Michel Barnier.

KEYSTONE/AP/VIRGINIA MAYO

(sda-ats)

La réussite des négociations sur le Brexit suppose d'"accélérer" les discussions, à 13 mois de la date de sortie du Royaume-Uni, a insisté Michel Barnier. Londres n'acceptera pas un accord remettant en cause l'intégrité constitutionnelle du pays, a dit Theresa May.

"Si nous voulons réussir cette négociation, et je veux la réussir, nous devons accélérer", a répété mercredi le négociateur en chef de l'UE lors d'une conférence de presse à Bruxelles au cours de laquelle il présentait le projet du traité de retrait rédigé par l'UE.

Cette ébauche doit encore être discutée à 27 avant d'être posée sur la table des négociations avec les Britanniques, a rappelé le Français. Mais elle est nécessaire pour les discussions, selon lui.

Compromis d'ici l'automne

"Nous avons maintenant besoin de négocier sur la base d'un texte parce que le temps est court", a explicité M. Barnier. Selon le calendrier privilégié par l'UE, il faut arriver à un compromis final d'ici l'automne prochain, pour laisser le temps aux 27 Etats membres, au Parlement européen et au Royaume-Uni de ratifier le traité avant la date fatidique du 29 mars 2019.

Il a qualifié de "moment important pour la négociation, presque un moment clé ou charnière", la publication de ce projet de traité, "dans ce long processus complexe de cette négociation extraordinaire que nous voulons réussir".

Trois dossiers-clés

Le document, épais de 120 pages, traduit en langage juridique les compromis conclus en décembre dernier dans trois dossiers-clés du divorce: le sort des expatriés, la facture de la rupture et l'avenir de la frontière irlandaise.

Sur ce dernier point, le projet de traité s'est concentré sur une solution selon laquelle la province britannique de l'Irlande du Nord resterait en "alignement complet" avec l'Irlande, membre de l'UE, du marché unique et de l'Union douanière, si aucune autre option n'était trouvée.

"Je connais l'ordre institutionnel ou constitutionnel du Royaume-Uni, et nous devons tous le respecter", a affirmé Michel Barnier, interrogé sur les craintes de certains au Royaume-Uni de voir émerger une frontière entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

"Nous essayons de manière pratique et pragmatique dans le cadre des lois de trouver des solutions", a-t-il plaidé.

"Intégrité" menacée

La Première ministre Theresa May a pour sa part averti qu'elle n'accepterait jamais un accord remettant en cause l'intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni, en réponse à une question sur le projet d'accord publié par Bruxelles.

"Le projet d'accord publié par la Commission (européenne), s'il est mis en oeuvre, nuirait au marché commun britannique et menacerait l'intégrité constitutionnelle du Royaume-Uni en créant une frontière douanière et réglementaire en mer d'Irlande. Aucun Premier ministre britannique ne l'acceptera", a-t-elle déclaré devant les députés britanniques.

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