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Donald Tusk, qui a qualifié le Brexit de "grande question, qui pèse sur tout" le reste, doit se rendre à Londres dans la journée pour y déjeuner avec la Première ministre britannique Theresa May.

KEYSTONE/AP/GEERT VANDEN WIJNGAERT

(sda-ats)

A la veille de prononcer un discours sur les futures relations du Royaume-Uni avec l'Union européenne (UE), qu'elle souhaite "les plus souples possibles", la première ministre britannique a rencontré jeudi le président du Conseil européen Donald Tusk.

Londres affirme vouloir quitter le marché unique et l'union douanière. Dans le même temps, Theresa May veut négocier un accord qui réduirait autant que possible les droits de douane et les démarches administratives et souhaite un accès "sans friction au marché unique".

Un voeu pieux, selon Donald Tusk: "Soyons clairs: il ne peut y avoir de commerce sans friction en dehors de l'union douanière et du marché unique. La friction est un effet secondaire inévitable de #Brexit. Par nature", a-t-il tweeté jeudi avant de se rendre à Londres.

En arrivant à Downing street, M. Tusk a déclaré qu'il est "naturel que vous ayez peut-être des points de vue différents" sur le Brexit. "Quoi qu'il en soit, après votre décision de refuser l'union douanière et le marché unique, c'est une sorte d'avancée et nous pouvons commencer nos négociations de fond immédiatement".

Impasse

De son côté, la première ministre a déclaré qu'elle utiliserait son discours de vendredi pour "exposer davantage de nos propositions pour le futur partenariat économique que nous pouvons avoir avec l'Union européenne". "L'objectif de la première ministre consiste à sécuriser un partenariat économique ambitieux avec l'UE", a annoncé jeudi son porte-parole.

Les discussions entre le Royaume-Uni et l'Union européenne achoppent notamment sur la question sensible de l'Irlande, qui, après la sortie britannique du giron européen fin mars 2019 risque de voir renaître la frontière entre la république d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du nord, province britannique, qui sortira de l'UE après le Brexit.

Le Royaume-Uni comme l'UE affirment vouloir éviter le rétablissement d'une frontière "dure". Il s'agit de préserver l'accord du Vendredi saint de 1998 qui a mis fin à trois décennies d'affrontements sanglants entre nationalistes et unionistes nord-irlandais en renforçant les liens entre les deux territoires.

Toutefois une frontière "dure" est "une conséquence possible" des "lignes rouges" tracées par Londres (pas de marché unique et pas d'union douanière), a averti M. Tusk.

Promesses "pas crédibles"

L'UE a prévu un dispositif au cas où les propositions britanniques ne suffiraient pas pour éviter le retour de cette frontière physique. Il est prévu que soit mis en place "un espace règlementaire commun". Mais Mme May a prévenu qu'elle n'accepterait "jamais" ces dispositions.

Depuis le début des négociations, l'UE souligne que Londres ne pourra pas garder les aspects de l'UE qui l'arrangent et rejeter le reste tandis que le gouvernement britannique répète vouloir obtenir un "accord sur mesure".

A la tête d'un gouvernement déchiré entre partisans d'une rupture franche avec l'UE, comme le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, et défenseurs d'un maintien de liens forts avec les 27, comme le ministre des Finances Philip Hammond, Theresa May a convoqué les poids lourds de son gouvernement la semaine dernière afin que le gouvernement parle d'une seule voix.

Elle a réuni jeudi matin les membres de son cabinet qui ont pu consulter son discours et faire leurs observations avant que le texte ne soit finalisé. "Les ministres ont eu une discussion détaillée et positive et ont convenu que le discours représenterait une véritable avancée dans les négociations", a encore affirmé un porte-parole du gouvernement.

Blair et Major s'expriment

Mais tandis que Theresa May tente de mettre de l'ordre dans ses troupes, d'anciens premiers ministres ont exprimé des voix dissonantes.

"Ce qu'elle pense, c'est qu'il est possible que l'Union européenne nous donne un accès aux marchés européens sans les mêmes obligations que le reste de l'Europe a dans le marché unique", a déclaré le travailliste Tony Blair jeudi à BBC Radio 4. "Ce n'est pas possible", a-t-il poursuivi, "cela n'arrivera pas".

De son côté, le conservateur John Major a appelé le gouvernement britannique à un peu de "réalisme", estimant que ses promesses ne sont "pas crédibles".

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ATS