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L'objectif de Michel Barnier et de son équipe est de se "mettre d'accord sur une méthodologie rigoureuse pour calculer (l)es engagements" financiers du Royaume-Uni dans le cadre du Brexit.

KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET

(sda-ats)

Les comptes devront être soldés entre le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) à l'occasion du Brexit. Ce n'est "pas une punition", a soutenu mercredi le négociateur européen en chef Michel Barnier lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Le Royaume-Uni devra honorer au terme d'un règlement financier unique (...) tous les engagements. Il ne s'agit pas d'une punition ni d'une taxe de sortie", a expliqué M. Barnier à l'occasion de la présentation de son mandat pour la négociation à venir, proposé par la Commission aux 27 Etats membres restants.

L'objectif de M. Barnier et de son équipe est de se "mettre d'accord sur une méthodologie rigoureuse pour calculer ces engagements" financiers.

Le Français, désigné par les institutions et les Etats membres pour négocier au nom de l'UE, a refusé de qualifier de "facture" la somme qui sera demandée à Londres, mais aussi d'avancer un quelconque chiffre.

"Nous devons solder le passé, c'est clairement établi (...) mais quand bien même nous serons précis sur la méthodologie,on ne pourra pas donner les chiffres définitifs", a-t-il souligné.

Dans l'UE jusqu'au 29 mars 2019

Il s'agira bien sûr de respecter les engagements pris dans le cadre financier pluriannuel adopté en 2013, et qui court pour la période 2014-2020, a-t-il précisé. Ces sommes sont "engagées" et des "problèmes" seraient inévitables si les "programmes devaient être amputés ou suspendus".

Mais la somme des engagements est susceptible d'évoluer, car le Royaume-Uni est encore membre de l'UE jusqu'à ce qu'il se retire officiellement, à la date prévue du 29 mars 2019, a expliqué Michel Barnier.

"Il y a sur cette question comme sur les autres des positions différentes" avec Londres, a encore reconnu le négociateur en chef. C'est ce qui est ressorti du dîner une semaine plus tôt entre lui, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la Première ministre britannique Theresa May.

Le Brexit ne sera pas facile, a-t-il souligné, renvoyant la balle dans le camp britannique, qui doit encore se mettre en ordre de bataille après des élections prévues le 8 juin. "Certains créent l'illusion que le Brexit n'aura pas d'impact matériel sur nos vies ou que les négociations pourraient être conclues rapidement", a-t-il regretté.

ATS

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