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La journaliste Daphne Caruana Galizia a été tuée par une puissante explosion qui a propulsé sa voiture dans un champ voisin.

KEYSTONE/AP/RENE ROSSIGNAUD

(sda-ats)

La Commission européenne s'est dite "horrifiée" mardi par la mort de la journaliste d'investigation maltaise Daphné Caruana Galizia, tuée la veille par une bombe sous sa voiture. Elle a exigé que "justice soit faite".

"Nous sommes horrifiés par le fait que la journaliste bien connue et respectée Mme Daphné Caruana Galizia ait perdu la vie hier dans ce qui s'apparente à une attaque ciblée", a déclaré le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas lors d'un point presse.

Mme Caruana Galizia "était une pionnière du journalisme d'investigation à Malte", a-t-il rappelé. La Commission européenne et son président président Jean-Claude Juncker "condamnent cette attaque dans les termes les plus forts", a ajouté M. Schinas.

"Le droit d'un journaliste à enquêter, à poser des questions dérangeantes et à rapporter des informations est au coeur de nos valeur et doit être garanti à tout moment", a-t-il dit.

Agée de 53 ans, Caruana Galizia tenait un blog extrêmement populaire dans lequel elle dénonçait sans relâche des affaires de corruption impliquant des responsables politiques de l'île méditerranéenne. Elle était notamment à l'origine d'accusations de corruption qui avaient provoqué des élections anticipées en juin.

Gouvernement accusé de complicité

La police a déclaré qu'elle avait été tuée par l'explosion d'une bombe sous sa voiture alors qu'elle roulait près du village de Bidnija, dans le nord de Malte.

Le fils de la blogueuse, Matthew Caruana Galizia, a accusé mardi le gouvernement maltais de complicité dans ce meurtre. "Vous êtes complices, vous êtes responsables de ça", a lancé sur Facebook ce membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) à l'adresse des autorités.

Il s'en est pris au Premier ministre travailliste Joseph Muscat et à son entourage, les accusant d'avoir rempli le gouvernement, la police et les tribunaux d'"escrocs".

"Un WikiLeaks en une seule femme"

Lundi soir, des milliers de personnes se sont spontanément rassemblées, bougies à la main, à Sliema, près de La Valette, pour une veillée en hommage à l'ancienne journaliste devenue, selon le magazine Politico, "un WikiLeaks entier en une seule femme".

Sur Twitter, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a promis une récompense de 20'000 euros pour toute information menant à la condamnation des assassins.

Lundi après-midi, M. Muscat avait dénoncé un acte "barbare" et ordonné aux forces de l'ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que son ou ses auteurs soient traduits en justice. "Aujourd'hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d'expression", a-t-il déclaré.

Un nouveau rassemblement était prévu mardi après-midi devant le tribunal de La Valette pour réclamer "justice pour Daphne". Mardi matin, la famille de la blogueuse a obtenu que la magistrate qui était de permanence lundi et aurait donc dû diriger l'enquête sur l'assassinat se récuse, dans la mesure où elle avait été plusieurs fois visée par des attaques de la blogueuse.

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ATS