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Un nouveau sommet décisif pour tenter de sauver l'euro s'est ouvert jeudi à Bruxelles dans un climat de divisions. Les Européens se déchirent sur la nécessité d'un changement de traité alors que la BCE a un peu refroidi les espoirs de soutien renforcé de sa part.

Les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se sont retrouvés peu avant 20H00 pour tenter de se mettre d'accord sur la réponse immédiate à la crise et sur la discipline budgétaire que veulent à tout prix accroître Berlin et Paris, en l'inscrivant dans le marbre d'un traité modifié.

Pour la chancelière allemande Angela Merkel, qui se fait prier pour sortir l'artillerie lourde face à la crise, l'euro doit regagner sa "crédibilité" via un durcissement de sa discipline budgétaire, a-t-elle souligné.

Petit comité

Une réunion en petit comité s'est tenue peu avant le sommet avec les principaux acteurs, notamment le couple franco-allemand, la présidente du FMI, Christine Lagarde, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

La Grande-Bretagne a déjà menacé de monnayer son feu vert en exigeant des contreparties en termes d'exemption par exemple à la surveillance paneuropéenne du secteur financier, ce qui est inacceptable pour ses partenaires.

Traité à 17

Paris et Berlin ont déjà prévenu qu'à défaut de pouvoir aboutir à un changement de traité à 27, ils en passeraient par un accord limité aux seuls dix-sept pays de la zone euro, quitte à créer des divisions entre Européens.

Outre les divergences sur le traité, de sérieux clivages persistent sur la nécessité d'augmenter les moyens financiers de la zone euro pour se protéger contre la contagion de la crise de la dette.

Berlin rejette les propositions pour muscler le Fonds de secours de la zone euro, notamment en lui permettant à terme de s'alimenter au guichet de la Banque centrale européenne (BCE). L'Allemagne s'oppose également à l'idée d'euro-obligations.

ATS