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L'Europe a durci jeudi ses sanctions contre l'Iran du fait de son programme nucléaire controversé, deux jours après le saccage de l'ambassade britannique à Téhéran. L'Union européenne menace en outre de s'attaquer d'ici fin janvier aux secteurs des finances et du pétrole iraniens.

Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont gelé les avoirs et interdit de visa 143 nouvelles sociétés ou organisations iraniennes et 37 personnes supplémentaires.

Cette décision fait suite au rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui vient d'étayer les soupçons des Occidentaux selon lesquels Téhéran, malgré ses démentis, a travaillé à la fabrication d'une arme atomique.

L'offre de négociation du groupe des 5+1 est toujours sur la table, a affirmé la cheffe de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Elle a déploré attendre encore une réponse à sa dernière lettre.

Réticences grecques

L'UE a en outre "décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent sur les secteurs financier et pétrolier", a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Une déclaration évoque la préparation de nouvelles mesures contre "le système financier iranien, le secteur des transports, de l'énergie", ainsi que "contre la Garde iranienne révolutionnaire et d'autres secteurs" pour la prochaine réunion des ministres de l'UE le 30 janvier 2012.

La formulation trouvée est "assez vague" pour continuer à travailler sur un embargo pétrolier. Cette option a le soutien de l'Allemagne et la France notamment, mais se heurte aux réticences de certains Etats dépendant du pétrole iranien, a expliqué un diplomate européen.

"La Grèce a émis un certain nombre de réserves", a reconnu M. Juppé. Tout en promettant d'en tenir compte, il a jugé "tout à fait possible" de "travailler avec les différents partenaires pour que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par l'augmentation de la production dans d'autres pays".

ATS