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Après l'arrestation de Ratko Mladic, la Commission européenne a entrouvert mercredi la porte de l'UE à la Serbie, sous réserve d'une reprise du dialogue avec le Kosovo. Elle a aussi proposé d'entamer les pourparlers en vue d'une adhésion du Monténégro mais a en revanche épinglé la Turquie.

La Serbie se voit récompensée pour l'arrestation, en mai et en juillet, de Ratko Mladic et de Goran Hadzic, les deux derniers criminels de guerre serbes encore recherchés par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.

Mais la Commission a lié sa recommandation aux Vingt-Sept à la reprise des pourparlers avec le Kosovo, ancienne province serbe dont Belgrade, tout comme cinq pays de l'UE, ne reconnaît pas l'indépendance.

Le Monténégro, qui s'était déjà vu accorder le statut de candidat l'an dernier, est de son côté "prêt à ouvrir des négociations d'adhésion", a estimé l'exécutif européen.

La Serbie et le Monténégro devront aussi faire des efforts en matière de bonne gouvernance, d'Etat de droit, d'administration et de politique économique.

Monténégro "satisfaisant"

Mais Bruxelles a salué le bilan "satisfaisant" du Monténégro en matière de réformes, ainsi que de lutte contre la corruption et le crime organisé.

D'autres aspirants à rejoindre l'UE font en revanche du surplace. Reconnue candidate en 2005, la Macédoine attend toujours de pouvoir entamer les négociations car elle doit au préalable s'entendre avec la Grèce sur son nom.

Alors que les pourparlers avec la Croatie viennent d'être bouclés, ceux avec la Turquie, ouverts en même temps, en 2005, sont gelés du fait notamment de l'impasse chypriote.

Ankara refuse d'appliquer son union douanière à la partie chypriote-grecque de l'île divisée, qui est membre de l'UE, qu'elle ne reconnaît pas. En réponse, l'UE a gelé toute une série de chapitres thématiques de négociations.

ATS