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L'Union européenne n'entend pas revenir sur la taxe qu'elle impose aux compagnies aériennes opérant sur son territoire pour leurs émissions polluantes, a réaffirmé vendredi le Danemark qui assure la présidence des Vingt-Sept. La Chine avait pris des mesures de représailles commerciales contre cette taxe.

Tant qu'une solution internationale n'aura pas été trouvée pour réduire les émissions du transport aérien "l'UE maintiendra son système ETS (le marché carbone payant européen, ndlr) et j'ai le sentiment que nous avons un Conseil (des vingt-sept pays de l'Union européenne) uni sur ce sujet", a déclaré à la presse le ministre danois chargé du Climat, Martin Lidegaard.

Le ministre a souligné que des négociations au sujet des émissions du secteur aérien civil étaient en cours dans le cadre de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Ventes de 45 avions remises en cause

Jeudi, le patron de l'avionneur européen EADS Louis Gallois a indiqué que la Chine bloquait des achats d'appareils Airbus par les compagnies chinoises en représailles à la taxe carbone européenne.

"Airbus est frappé par des mesures de représailles. Le gouvernement chinois refuse d'approuver des commandes de longs courriers des compagnies chinoises", a-t-il dit. La mesure européenne a provoqué une levée de boucliers à travers le monde.

Les ventes de 45 appareils - 10 superjumbo A380 et 35 longs courriers A330 - sont en jeu, a souligné le patron d'EADS, en indiquant ne pas penser "qu'une solution uniquement européenne soit appropriée".

La législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Vingt-six des 36 membres de l'OACI, dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie, contestent la mesure.

ATS