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Viktor Orban (d) et le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki (g), ont tenu une conférence de presse commune à Budapest, lors de laquelle ils ont réitéré leur refus d'accueillir des migrants en vertu d'un système de quotas européens.

KEYSTONE/AP MTI/TIBOR ILLYES

(sda-ats)

La politique migratoire de l'Europe est un échec, a déclaré mercredi le Premier ministre hongrois, Viktor Orban. Il a demandé, avec son homologue polonais, un plus grand pouvoir décisionnaire dans l'avenir du bloc européen.

Viktor Orban et le chef du gouvernement polonais, Mateusz Morawiecki, ont tenu mercredi une conférence de presse commune à Budapest. Ils y ont réitéré leur refus d'accueillir des migrants en vertu d'un système de quotas européens.

Les deux dirigeants conservateurs sont critiqués à Bruxelles pour ce refus mais aussi pour la mainmise de plus en plus grande exercée par leurs gouvernements sur les médias et la justice.

La Commission européenne a annoncé le mois dernier qu'elle engageait une procédure contre la Pologne face au risque de violation de l'Etat de droit, procédure susceptible en théorie de déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen.

Voix au chapitre

"En terme de migrations et des quotas qui devaient être imposés aux Etats membres, nous rejetons avec force une telle approche, qui porte atteinte aux décisions souveraines des Etats membres", a déclaré Mateusz Morawiecki à l'issue de sa rencontre avec Viktor Orban. Ce dernier a renchéri: "La politique migratoire de l'UE (...) est un échec".

"Nous voulons avoir une voix forte au chapitre, car ces pays (d'Europe centrale) ont une vision pour le futur de l'Europe", a ajouté le dirigeant hongrois, susceptible d'être reconduit pour quatre ans à la faveur des prochaines élections législatives, en avril.

Il a salué en outre l'entrée de l'extrême droite au gouvernement autrichien le 18 décembre dernier, comme le signe que les craintes sur l'immigration étaient largement partagées en Europe.

Bonnes relations personnelles

La démocratie a été "restaurée, dans la mesure où les Autrichiens, qui ne veulent pas d'immigration, ont élu un gouvernement qui s'y oppose. La même chose va se produire partout en Europe. Je pense que ce n'est qu'une question de temps", a dit Viktor Orban.

Les pays d'Europe centrale vont faire front commun lors des prochaines négociations sur le budget de l'Union européenne à compter de 2021, a annoncé en outre son homologue polonais.

Viktor Orban et Mateusz Morawiecki ont fait la démonstration de bonnes relations personnelles, susceptibles de renforcer la proximité diplomatique de leurs deux pays au sein de l'UE. En décembre, le Premier ministre hongrois a fait savoir qu'il s'opposerait à la suspension des droits de la Pologne dans le cadre de la procédure communautaire lancée par Bruxelles.

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ATS