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Burier suscite la mauvaise humeur, la Broye l'unanimité

Le conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis (archives).

KEYSTONE/ADRIEN PERRITAZ

(sda-ats)

Les députés vaudois se sont penchés mardi sur l'extension de deux gymnases. Si celui de Burier a suscité la grogne et nécessitera un deuxième débat, celui de la Broye n'a reçu que des éloges, avec un oui unanime à son crédit de 14,5 millions de francs.

Après de longues discussions crispées, le Grand Conseil est largement entré en matière sur le crédit de près de 22 millions de francs demandé pour l'agrandissement du gymnase de Burier à la Tour-de-Peilz. La requête de deuxième débat immédiat a toutefois été refusée, malgré l'insistance du conseiller d'Etat Pascal Broulis.

Députés "bousculés"

Si tous les députés ont admis "l'urgence" qu'il y a à rénover, transformer et agrandir le gymnase, "la précipitation" du gouvernement n'a guère été goûtée. "Le Grand Conseil est bousculé et il n'aime pas ça", a relevé le socialiste Hugues Gander.

Burier, c'est un débat fleuve depuis 15 ans, avec des épisodes peu glorieux, a déploré l'UDC Jean-Luc Chollet. Mais il faut reconnaître que le nombre de gymnasiens augmente. Il convient d'assumer ses responsabilités et de permettre d'enclasser les nouveaux élèves.

Refus impossible

Si l'extension sera une étape transitoire, quelque 450 nouvelles sont néanmoins nécessaires, avant que le gymnase d'Aigle ne se concrétise vers 2025-2026. Il faudrait s'opposer au texte du gouvernement, mais "nous n'avons pas le choix", a constaté Hugues Gander.

Pour Ensemble à Gauche, Yvan Luccarini a soulevé de nombreuses questions, en lien surtout avec les revendications des salariés de Burier. Son groupe a demandé de véritables négociations avec les syndicats et non pas une simple démarche participative.

Nombreuses critiques

Accès dangereux au gymnase, inventaire des besoins lacunaire, sécurité pas assurée vu le nombre trop élevé d'élèves, les critiques des députés se sont révélées nombreuses. Au moment de répondre, Pascal Broulis s'est voulu rassurant et a appelé à aller de l'avant "étape par étape". "Ce vote est crucial, il y a urgence et il faut stabiliser ce site", a affirmé le conseiller d'Etat.

Son empressement à demander un deuxième débat immédiat, une prérogative du Grand Conseil, a suffi pour que les fronts se cabrent. "C'est tout à fait illusoire, chacun doit pouvoir réfléchir et nous n'en sommes pas à une semaine près", a rétorqué la cheffe du groupe socialiste Valérie Induni.

"Un succès"

Après la grogne, le ton est passé au calme au moment de débattre d'un crédit d'ouvrage de 14,5 millions de francs pour l'extension et l'adaptation du gymnase de la Broye qui réunit Vaud et Fribourg. "Cette aventure broyarde est un vrai succès", s'est félicitée la syndique de Payerne, la PLR Christelle Luisier. Un avis visiblement partagé puisque le "oui" a été finalement unanime.

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