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Au deuxième jour de sa visite en Corée du Sud, Didier Burkhalter s'est rendu lundi à Panmunjom, la zone démilitarisée située à la frontière avec la Corée du Nord. Le conseiller fédéral y a rencontré la délégation suisse de la Commission de supervision des nations neutres (CSNN).

Le chef de la diplomatie suisse a ensuite participé au lancement du sommet sur la sécurité nucléaire à Séoul. La réunion n'étant pas encore entrée dans le vif du sujet, M. Burkhalter a déclaré avoir "mis l'accent sur les éléments qui ont évolué depuis le premier sommet à Washington".

"Il ne s'agissait pas encore d'imaginer les accents du futur", ce qui est prévu pour mardi, a-t-il expliqué.

Discussions bilatérales

Le conseiller fédéral en a également profité pour mener sur place de nombreuses discussions bilatérales. Il a notamment pris langue "avec des pays avec lesquels on (la Suisse) a des problèmes d'otages". Il s'est ainsi entretenu avec le vice-président des Philippines et la ministre des affaires étrangères du Pakistan.

Le Neuchâtelois a aussi eu des pourparlers avec l'Égypte, l'Argentine, la Belgique et Israël. Il a notamment rencontré le vice-premier ministre israélien Dan Meridor.

"Situation très spéciale"

Lundi matin, le chef du Département fédéral des affaires étrangères a sillonné la zone démilitarisée, où il a déclaré ressentir "dans l'air une charge assez forte et une situation très spéciale." "La neutralité de la Suisse démontre son utilité", a-t-il ajouté.

L'envoi dès 1953 de soldats suisses pour participer à la mission de surveillance de la CSNN avait marqué le premier engagement de la Confédération pour le maintien de la paix à l'étranger.

Aujourd'hui, la mission ne compte plus guère que cinq officiers suisses, et est "principalement symbolique", de l'aveu même de son commandant, le divisionnaire Urs Gerber. Mais "nous resterons aussi longtemps qu'on nous le demande", a-t-il précisé.

ATS