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Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo poussé vers la sortie

Abidjan - Laurent Gbagbo a constitué mardi un gouvernement de combat pour mettre en échec son rival Alassane Ouattara, l'autre président proclamé de la Côte d'Ivoire. Il a ignoré la communauté internationale qui le pousse vers la sortie, à l'image de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest qui a suspendu son pays.
Deux présidents, deux chefs de gouvernement et désormais deux gouvernements concurrents, plus que jamais, deux Côte d'Ivoire se font face après le second tour de la présidentielle du 28 novembre.
Devant la montée de la tension qui fait redouter à beaucoup une confrontation violente, les Nations unies ont elles commencé à retirer leur personnel non essentiel, soit 460 personnes - sur plus de 10'000 Casques bleus, policiers et employés civils sur place - qui devaient être évacuées vers la Gambie.
Au moins 28 tués au total
Depuis le 26 novembre, les affrontements avec les forces de sécurité et entre partisans des deux camps ont fait au moins 28 tués et 280 blessés, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), mais certains observateurs redoutent eux que le bilan soit deux fois plus élevé.
Si son adversaire a dû établir ses quartiers dans un grand hôtel gardé par la mission onusienne ONUCI et des membres de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo a présidé le premier Conseil des ministres de sa nouvelle équipe au Palais présidentiel.
Face au gouvernement Ouattara dirigé par le chef des ex-rebelles Guillaume Soro, M. Gbagbo s'est doté d'une équipe de combat, plaçant des fidèles à des postes stratégiques comme Alcide Djédjé, puissant conseiller et ambassadeur aux Nations unies propulsé ministre des Affaires étrangères.
Avec ce gouvernement, M. Gbagbo opposait par avance une fin de non-recevoir à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) qui, à l'issue d'un sommet extraordinaire à Abuja en fin d'après-midi, l'a appelé à "rendre le pouvoir sans délai".
A l'instar de la CÉDÉAO, la communauté internationale, à commencer par l'ONU, soutient elle fermement M. Ouattara qu'elle reconnaît comme seul président légitime.

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